29 nov. 2017

Grands Prix Sacem 2017

"La musique est une incroyable invention humaine. Pour qu'elle existe et nous parvienne, il faut un compositeur, pour une chanson un auteur et souvent un éditeur pour promouvoir l'oeuvre..."confie Jean-Claude Petit, compositeur et Président du Conseil d'Administration de la Sacem.
Pour réaliser le travail et le rayonnement de cette société de gestion collective au service des créateurs et éditeurs de musique, il suffit de citer quelques chiffres : 118 millions d'oeuvres du répertoire mondial représentées, 1,8 million d'oeuvres de créateurs déposées en 2016, 163 accords de représentation signés avec 115 sociétés étrangères à travers 95 pays...
Une mission impressionnante qui mérite d'être soulignée et... fêtée ! C'était le cas, lundi dernier, salle Pleyel, pour la traditionnelle remise des Grands Prix Sacem 2017.  Pas si traditionnelle, cette année, car la soirée avait pris un coup de jeune ! Tout d'abord avec la comédienne Isabelle Carré qui a rempli avec humour et simplicité le rôle de maîtresse de cérémonie, offrant chips et boissons aux heureux lauréats. Ensuite avec la création d'un nouveau prix "Répertoire jeune public" et enfin avec la consécration d'artistes comme Jain, Gaël Faye, Bigflo & Oli, Petit Biscuit, Soprano...

Voici les 18 prix décernés:
- Prix spécial : Salvatore Adamo
- Répertoire jeune public: Aldebert
- Prix Rolf Marbot de la chanson de l'année: Bigflo & Oli pour "Je suis".
- Jazz: Bojan Z
- Chanson Française (créateur-interprète): Calogero
- Edition musicale: Cristal Publishing/Eric Debègue
- Musique symphonique (jeune compositeur): François Meïmoun
- Prix Francis Lemarque de la Révélation: Gaël Faye
- Répertoire Sacem à l'export: Jain
- Musique pour l'image: Jean-Michel Bernard
- Prix de l'oeuvre internationale de l'année: "Can't Stop The       Feeling", Justin Timberlake
- Musique symphonique (carrière): Karol Beffa
- Musiques du monde: Mory Kanté
- Humour: Nora Hamzawi
- Musique électroniques: Petit Biscuit
- Chanson Française (créateur): Pierre Grillet
- Musiques urbaines: Soprano
- Auteur-réalisateur de l'audiovisuel: Tristan Carné

28 nov. 2017

Les figures libres et poétiques d'Arturo Brachetti

(c) Paolo Ranzani
Le temps ne semble pas avoir de prise sur lui, depuis l'époque où il était l'attraction vedette du Paradis Latin. Toujours cette même virtuosité pour se métamorphoser, en un claquement de doigt, de la tête aux pieds. Un art qui perpétue celui du fameux Fregoli.
Avec ce nouveau spectacle intitulé "Solo", Arturo Brachetti marque son grand retour à Paris.
Pas tout-à-fait solo d'ailleurs, puisqu'il est accompagné d'une ombre avec laquelle il joue, tout au long de ce show électrique dont le fil rouge est une visite dans la maison de son enfance.
A l'aide d'une caméra miniature, il nous emmène ainsi dans sa chambre, dans la cuisine, dans le salon où trône un poste de télévision. L'occasion pour Arturo de se glisser dans les costumes de personnages de séries populaires comme "Wonder Woman", "Arabesque", "Happy Days", "La Famille Adams", "Baywatch"... Ou de feuilleter un livre de contes pour en faire surgir le Petit Chaperon Rouge, Blanche-Neige, Aladdin ou Shrek.
On fera l'impasse sur la visite des toilettes, prétexte à des considérations d'un goût douteux sur le temps qui passe... pour admirer les tableaux nettement plus poétiques illustrant les quatre saisons. Dénichant dans le grenier un chapeau offert par son grand-père, Brachetti recouvre son éternelle houppette pour nous proposer une impressionnante galerie de personnalités, de l'Amiral Nelson à Don Camillo en passant par Bonaparte ou Gloria Swanson dans "Sunset Boulevard".
(c) Paolo Ranzani
Quant à la scène de mariage, même si elle est bien dans l'esprit exubérant de l'artiste italien, elle n'apporte pas forcément grand chose à ce "Solo" dont on retiendra surtout les performances, la poésie et la créativité.
Car si Arturo Brachetti est un transformiste époustouflant, il maîtrise également l'art du mime, des ombres chinoises, du mapping, du dessin sur du sable... Le tout mis en valeur par des rayons laser, des images en 3D et des effets spéciaux qui devraient ravir petits et grands rêveurs...

Du mar. au ven. à 21 h, le sam. à 16 h et 21 h et le dim. à 15 h, au 13ème Art, Centre commercial Italie 2, 30, av. d'Italie, 75013 Paris. Tél. 01.53.31.13.13. Places à partir de 25 €. 
En tournée: du 14 au 31 déc. 2017 à Lyon, les 4 et 5 janvier 2018 au Palais des Festivals de Cannes, le 7 janvier à Annecy, le 9 janvier au Zénith d'Orléans, le 11 janvier à Tours (Vinci), le 12 janvier à Niort (L'Acclameur), le 14 janvier à Taverny (Théâtre Madeleine Renaud), le 16 janvier au Zénith de Dijon...

27 nov. 2017

Only French 2017

"Je crois que la musique adoucit les désaccords et j'oeuvre dans ce sens depuis longtemps..." confie Dominique Prévost, Directeur du Festival et Président de l'Association. Un festival dont le credo est de mettre en valeur une culture musicale, sans AGM (comprenez Artiste Génétiquement Modifié !).
La moisson de cette 24ème édition présente donc d'authentiques artistes francophones venus de Suisse, de France, d'Angola, du Burkina  et du Sénégal.
Coup d'envoi le 30 novembre avec la chanteuse suisse Phanee de Pool (sélectionnée en partenariat avec Catalyse), Wally, qui depuis plus de trente ans, balade sa bonne humeur et son goût prononcé pour l'"Art content pour rien" sur toutes les scènes de France, et enfin A'mosi Just A Label, un groupe angolais, mené par le chanteur et guitariste  Jack Nkanga, lauréat en 2016 de l'"Afro Pépites Show" du Rêve Africain. Le lauréat 2017 sera révélé au cours de la soirée.
Également à l'affiche: Patrick Kabré et son électro-rock, les Soeurs Doga, dans un répertoire d'inspiration traditionnelle, Kantala dont les musiques puisent dans la tradition Sénoufa (Burkina Faso) mais aussi dans le rock, le blues et le reggae.
Quant au concert de clôture, intitulé "Dakar by Night", il réunira Naham Trio et le chanteur, musicien, conteur Woz Kaly.
Pas de panique si vous ratez l'un de ces rendez-vous puisque, durant trois jours,  "Only French Tv" proposera une émission, en direct, avec les artistes et les partenaires du festival.

Les 30 novembre et 1er décembre 2017, à 20h30, à la Boule Noire, 118, bd de Rochechouart, 75018 Paris et le 2 décembre 2017, à 20h30,  au Pan Piper, 2-4, Impasse Lamier, 75011 Paris.
Places: 12 € en prévente et 15 € sur place, tarif réduit à 10 € (- 18 ans) et gratuit - 10 ans.
Réserv. à la Fnac et sur Weezevent.
Infos sur le site: http://onlyfrench.fr/

22 nov. 2017

Björk à l'affiche du Festival We Love Green

Unique escale en France pour la chanteuse islandaise Björk qui se produira en concert le dimanche 3 juin 2018, dans le cadre du Festival "We Love Green".
L'occasion de découvrir, en live, les titres de son nouvel album "Utopia" dont la sortie officielle est annoncée pour vendredi prochain.
Des titres écrits, produits et enregistrés entre Reykjavik et New York, en collaboration avec le producteur américain ARCA.

Ouverture de la billetterie le mercredi 29 novembre sur le site http://www.welovegreen.fr/

Festival We Love Green, les 2 et 3 juin 2018, 
au Bois de Vincennes, Plaine de la Belle Étoile, 75012 Paris

Exposition : "Daho l'aime pop !"

Françoise Hardy et Etienne Daho
(c) Antoine Giacomoni-Mandrakimage
Dans la foulée de la sortie de "Blitz", le nouvel album d'Etienne Daho (dans les bacs depuis le 17 novembre), la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris poursuit son cycle d'expositions associant photographie et musique, en invitant le chef de file de la pop française à raconter sa propre histoire.
Pour cette exposition baptisée "Daho l'aime pop !", l'artiste a accepté de coiffer les casquettes de commissaire, concepteur et narrateur. En collaboration avec Tristan Bera, Franck Vergeade et Nathalie Noënnec.
"Lorsque je connus mes premiers succès, pour échapper aux modèles dominants et à la rigidité sectaire du rock et de la variété, je m'autodéfinis comme chanteur pop. Cela me semblait m'offrir une zone de liberté qu'avaient défrichée certains de nos aînés... Aujourd'hui, la pop a des contours fluctuants et se moque des définitions..." confie Daho.
Etienne Daho et Daniel Darc
(c) Antoine Giacomoni-Mandrakimage
Un esprit libre, décomplexé, qui devrait guider le visiteur tout au long de ce parcours illustrant plusieurs décennies de la "French Pop".
Quatre espaces sont ainsi proposés au public:  une galerie principale, avec 180 portraits retraçant 4 grandes périodes (de 1950 à aujourd'hui), un vidéodrome avec un programme, en boucle, mixant une trentaine de documents audiovisuels INA et clips: Serge Gainsbourg et Jane Birkin, "Épaule Tatoo" de Daho, "Birthday Party", des Stinky Toys, "Tandem" de Vanessa Paradis, réalisé par Jean-Baptiste Mondino..., une alcôve "Juke Box Baby", permettant de sélectionner et écouter, à la demande, 200 titres choisis par Etienne Daho, et enfin l'alcôve "Daholab" consacrée à la jeune scène actuelle (Flavien Berger, La Femme, Lou Doillon...) et aux grands parrains du genre: Elli Medeiros, Philippe Pascal, Patrick Vidal et Dominique A. Avec des photos réalisées par Etienne Daho et exposées ici en exclusivité.
A noter qu'un atelier "Pop music en famille" est également accessible (le dimanche de 14h30 à 16 h) pour les amateurs...

Du 5 décembre 2017 au 29 avril 2018, du mardi au jeudi de 12 h à 18 h, le vendredi de 12 h à 20 h, samedi et dimanche de 10 h à 20 h, au Musée de la Musique - Cité de la Musique, 221, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris. 
Tarifs:9 € et 5 € (moins de 26 ans, demandeurs d'emploi, bénéficiaires des minima sociaux).
Réservations au.: 01.44.84.44.84. et sur le site http://philharmoniedeparis.fr/ 

20 nov. 2017

"Carnet de notes": récréatif !

Plébiscité cet été au Festival d'Avignon, ce spectacle musical, habilement mis en scène par Mariline Gourdon Devaud et Isabelle Turschwell s'installe à Paris.
Après avoir évoqué le couple ("De la bouche à l'oreille") et la famille ("Album de famille", la Compagnie du Sans Souci invite le public à se replonger ici dans ses souvenirs d'école avec ce "Carnet de notes" qui mérite largement un tableau d'honneur !
De la primaire au bac, du tableau noir au portable, ce sont des pans entiers de notre enfance, de notre adolescence et de celles des gamins d'aujourd'hui qui défilent sur la scène du Lucernaire.
Pas de cours magistral ni de grandes tirades mais des saynètes drôles, tendres et émouvantes sur l'éducation, la transmission, l'évolution des rapports entre les élèves et les enseignants.
Le tout accompagné de chansons qui mêlent également passé et présent, comme "Rosa" de Brel, "L'interrogation écrite" de Gilbert Lafaille", "A la récré" d'Anne Sylvestre, "Le blues de l'instituteur" de Grand Corps Malade, "La cantine" de Pascal Parisot ou  "La maîtresse d'école" de Thomas Pitiot.
Difficile de résister au charme pétillant de ces énergiques (et bien talentueux) garnements (4 filles et 3 garçons) qui nous transportent allègrement des bancs de l'école, à la cour de récré, en passant par la cantine, le traditionnel spectacle de fin d'année ou un hilarant cours d'éducation sexuelle.
Un "Carnet de notes" à applaudir... sans retenue !

Jusqu'au 21 janvier 2018, du mardi au samedi à 19 h, le dimanche à 16 h, au Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris. Tél.: 01.45.44.57.34. http://www.lucernaire.fr/

19 nov. 2017

Académie Charles Cros: 70ème palmarès

Le 16 novembre dernier, à la Maison de la Radio, avait lieu la cérémonie annuelle de  remise des Grands Prix décernés par l'Académie Charles Cros. Une académie créée au lendemain de la guerre, qui affiche l'âge respectable de 70 ans. Une soirée un peu longue certes, dont on retiendra quelques moments divertissants comme le message de Jane Birkin en compagnie de son facétieux bouledogue anglais qui lui a quelque peu volé la vedette !  Autres moments forts, la solaire présence d'Angélique Kidjo (honorée pour l'ensemble de sa carrière), Camille interprétant un poème de Charles Cros ("Aux femmes") ou François Morel affirmant en chanson "Y'a pas plus chic qu'une chanson populaire..."
Voici le palmarès 2017:
- Prix du Président de la République: Michaël Levinas, pour l'ensemble de son oeuvre
Dans la catégorie "In Honorem Interprètes":
- Musique contemporaine: Irvine Arditti, violoniste et fondateur de l'Arditti String Quartet
- Musique du Monde: Angélique Kidjo, à l'occasion de la publication en français de "La voix est le miroir de l'âme: mémoires d'une diva engagée" (Fayard)
- Jazz: Fred Hersch
- Chanson: Jane Birkin
Prix Filleul: la soprano Anaïs Constans
Dans la catégorie Grands Prix Internationaux du disque et du DVD:
- soliste instrumental: Jérôme Comte (clarinette) et Denis Pascal (piano) pour "Berg et Brahms"
- soliste lyrique: la soprano Gaëlle Arquez pour"Ardente flamme" 
- Opéra-Prix DVD: "Mozart: Mitridate" (enregistré au Théâtre des Champs-Elysées)
- musique contemporaine: "Oeuvres orchestrales", Marc Monnet
Angélique Kidjo
(c) David Desreumaux
- jazz: "Princess" par Suzanne Abbuehl, Stephan Oliva, Øyvind Hegg-Lunde
- blues:  "Memphis...Yes, I'm Ready", Dee Dee Bridgewater
- disques pour enfants: "Icibalao", Presque Oui
- chanson: "Ouï", Camille, "La vie (titre provisoire)", François Morel et "Crève-silence", Nicolas Jules.
- musiques du monde: "Danse mémoire, danse", A Filetta, Paolo Fresu, Daniele di Bonaventura
- parole enregistrée: "Les voyageurs de l'espace", Didier Petit, Claudia Solal et Philippe Foch
et "Born to run, Bruce Springsteen", Jacques Frantz
Dans la catégorie Grand Prix Charles Cros Scène (avec la Fédération des festivals de chanson francophone)
- grand prix scène: Loïc Lantoine
- prix révélation scène: Camille Hardouin

A l'occasion de la parution du coffret "Thelenious Monk, Les Liaisons Dangereuses 1960" (musique du film de Roger Vadim, auquel il avait participé, un hommage a été rendu à Alain Tercinet, disparu en juin dernier.


15 nov. 2017

La pop lyrique de Fraissinet


Dès son premier album "Courants d'air", sorti en 2008, Fraissinet a apporté un joli souffle dans la chanson francophone. Une chanson mâtinée d'influences pop-rock, à l'instar de son quatrième opus "Voyeurs", qu'il a présenté en octobre dernier sur la scène de l'Auguste Théâtre.
Dans une formule intimiste (avec la complicité de Germain Umdenstock à la guitare et au clavier) qui mettait en valeur les textes ciselés, les lyriques mélodies et la fougue communicative de cet auteur-compositeur.
Originaire de Morges, près de Lausanne, cela fait quelques années déjà qu'il a quitté les bords du lac Léman pour poser son piano en France.
Un instrument avec lequel il fait totalement corps pour accompagner des chansons qui parlent principalement du regard. Celui que l'on porte sur soi, sur l'autre ou sur le monde qui nous entoure. Une vision parfois obscurcie, même si l'artiste se garde bien de jouer les donneurs de leçon : "je ne me considère pas comme un chanteur engagé mais comme un chanteur impliqué... Je préfère poser des questions qu'apporter des réponses" confiait-il récemment dans une interview.
De ses études cinématographiques, il a conservé le don de raconter des histoires qu'il déroule comme des petits films. Que ce soit pour parler d'écologie  ("Les mutants"), des déracinés ("Notre ressemblance"), du temps qui passe ("Nos jeux d'enfants")... ou encore de "La mémoire de nos pères".
Et lorsqu'il propose sa version sobre et touchante de "Quand reviendras-tu ?" de Barbara, on se dit que Fraissinet a décidément bien du talent.

Le 28 novembre, à 20 heures, au Flow, 4 Port des Invalides, 75007 Paris.
Infos et réservations sur le site http://www.fraissinet.net/

14 nov. 2017

Laura Clauzel "Paria(h)"

Après son spectacle "Cabaret d'amour" dans lequel elle revisitait des titres peu connus de Piaf (voir le 10 novembre 2015 sur ce blog), on pressentait que Laura Clauzel, qui a fréquenté les cours de la Sorbonne (section histoire culturelle), de l'école Martha Graham à New York ou du Cours Florent, raccrocherait un jour son costume d'interprète pour exprimer ses propres émotions.
C'est maintenant chose faite avec ce premier EP en anglais, écrit et composé avec la complicité de sa petite soeur Fanny et d'Olivier Bostvironnois.
Dès les premières mesures on est littéralement happé par son timbre envoûtant, d'une rare intensité, qui s'insinue au plus près de notre conscience. Que ce soit pour nous interpeller sur le quotidien d'une fille de joie ("Female"), celui des migrants enfermés dans la jungle de Calais ("The Face of Shame") ou celui d'un "Golden Boy". Le dernier titre "You and Me" arrivant comme une respiration, un point d'orgue pour nous rappeler qu'il faut beaucoup aimer...
Accompagnée d'une efficace section de musiciens, dont le fameux contrebassiste américain Alex Blake, Laura aborde des univers musicaux qui vont du trip-hop au gospel en passant par des ambiances world, jazzy et soul. Un disque dense, vibrant, dont elle fêtera la sortie le 7 décembre prochain à La Chapelle des Lombards. On regrette juste qu'il ne comporte que quatre morceaux...

"Paria(h)" (Cantrix Production), sorti le 10 novembre dernier.
En showcase le 7 décembre, à 19h30, à La Chapelle des Lombards, 19, rue de Lappe, 75011 Paris. Tél.: 01.43.57.24.24. http://www.la-chapelle-des-lombards.com/

13 nov. 2017

Didier Gustin: un clin d'oeil inspiré au répertoire de Nougaro

Habitués à pratiquer une intense gymnastique avec leurs cordes vocales, bon nombre d'imitateurs auraient pu prétendre à  une très honorable carrière de chanteur.
A l'instar de Laurent Gerra, Patrick Adler, Michaël Gregorio, Véronic DiCaire... Et bien sûr Didier Gustin qui s'était quelque peu éloigné des scènes parisiennes.
Avec "Ah tu verras !", un spectacle écrit avec la complicité d'Hubert Drac (également metteur en scène) et Jacques Pessis, il revient en force (et avec talent) en empruntant la tessiture et la gestuelle d'une cinquantaine d'artistes. Autre bonne nouvelle, il a choisi de rendre hommage au répertoire de Claude Nougaro, trop peu revendiqué par les nouvelles générations.
Accompagné sur scène par deux solides musiciens: Hugo Dessauge (claviers) et Laurent Roubach (guitares), et des images diffusées sur écran, Didier Gustin, promu factotum d'une visite organisée dans la maison de l'auteur de "Dansez sur moi", où coule une fontaine miraculeuse, reçoit des personnalités du monde de la musique, du théâtre, du cinéma et de la télévision.
Au fil de ce pèlerinage aux sources de l'inspiration du troubadour toulousain, auxquelles chacun souhaite s'abreuver, on croise ainsi Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Julien Clerc, Renaud (plus en voix qu'à l'ordinaire !), Aznavour, Raphaël,Vincent Delerm, Maître Gim's, Joey Starr, Grand Corps Malade, Michel Polnareff, Francis Cabrel... mais aussi Michel Drucker, Stéphane Bern, Gérard Depardieu, Michel Galabru, Albert Dupontel ou encore Jean-Claude Van Damme.
Hormis quelques prénoms lâchés au hasard, nul besoin pour Didier Gustin d'identifier les visiteurs tant ses imitations sont excellentes. Notamment Serge Gainsbourg dans "Nougayork", Alain Bashung dans "Le cinéma", Bernard Lavilliers dans "Bidonville" ou Fabrice Luchini, inénarrable dans une relecture de la chanson "Le coq et la pendule".
Un spectacle drôle, tendre et inspiré, à voir... et à revoir.

Jusqu'au 11 janvier 2018, le mercredi à 21 h et le jeudi à 19 h, au Théâtre l'Archipel, 17, boulevard de Strasbourg, 75010 Paris. Tél.: 01.73.54.79.79. http://www.larchipel.net/

Rencontre avec Etienne Daho

Quatre ans après "Les chansons de l'innocence retrouvée", le chef de file de la pop française revient avec  "Blitz" (sortie officielle le 17 novembre prochain).
Un nouvel opus composé et enregistré à Londres dont la pochette rétro est signée par le célèbre photographe Pari Dukovic.
Douze titres, entre new wave et électro, portés par le succès du single "Les flocons de l'été", qu'Etienne Daho évoquera, lors d'une rencontre exceptionnelle, à la Fnac Ternes, le 18 novembre à 16 heures.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Forum des Rencontres, niveau 4
26-30, avenue des Ternes
75017 Paris.

12 nov. 2017

"Jésus - de Nazareth à Jérusalem": un spectacle en manque d'âme

Malgré un battage médiatique qui nous promettait une fresque musicale "inspirée des plus grands péplums hollywoodiens", il faut avouer que ce "Jésus" mis en scène par Christophe Barratier (également auteur du livret) et en musique par Pascal Obispo, manque singulièrement... d'inspiration.
Tout d'abord dans le choix du rôle-titre car Mike Massy (artiste populaire au Liban) semble figé dans un costume trop grand pour lui.
Heureusement, Solal (Ponce Pilate), Olivier Blackstone (Pierre) et Clément Verzi (Judas) sont nettement plus convaincants. Et puis il y a Anne Sila,  dans le personnage de Marie, assez bouleversante, notamment lorsqu'elle interprète "L'adieu".
Parasité par des noirs trop nombreux et des tableaux statiques, l'ensemble pèche également au niveau du rythme. Pourtant, lorsque la troupe entonne joyeusement  "La bonne nouvelle", on sent poindre un léger emballement qui retombe hélas trop vite.
A leur décharge, les chanteurs, danseurs et comédiens sont desservis par des dialogues souvent légers, une pâle scénographie et des décors jouant manifestement l'économie de moyens (comme la scène du bateau de pêcheurs qui frise le ridicule). Quant aux chansons, elles ne resteront sans doute pas dans les mémoires. Celle baptisée "Mon père", sonne étrangement comme "Mon frère" (des "Dix Commandements"), l'émotion en moins.
Cette évocation des trois dernières années de Jésus, présentée comme l'un des plus grands récits de l'humanité, aurait mérité un supplément d'âme...

Jusqu'au 10 décembre 2017, mardi, jeudi et vendredi à 20 h, le samedi à 15 h et 21 h et le dimanche à 15 h (relâche les 20, 21, 22 et 23 novembre), au Dôme de Paris-Palais des Sports, 34, bd Victor, 75015 Paris. Loc. points de vente habituels. Tarifs en semaine (mardi et jeudi) de 25 à 67 €, carré or à 79 € et le week-end (vendredi, samedi et dimanche) de 25 à 77 €, carré or à 89 e.
http://www.ledomedeparis.com/ 

Prix Ricard S.A. Live Music: il est encore temps !

Donné le 11 octobre dernier, le top départ du Prix Ricard S.A. Live Music a déjà recueilli près de 1000 candidatures à ce jour.
Mais les artistes ou groupes en développement (autoproduits, majeurs et originaires de France Métropolitaine)  ont encore jusqu'au 22 novembre prochain pour s'inscrire sur le site http://www.ricardsa-livemusic.com/
Le lauréat dont le nom sera proclamé le 8 février 2018 succédera ainsi au groupe Lysistrata dont le premier album "The Thread", est sorti le 20 octobre dernier chez Vicious Circle.
Rappelons que le prix représente l'équivalent d'un investissement de 60 000 €. A savoir, un accompagnement scénique (avec la participation à la tournée Ricard S.A Live Music et des programmations sur de grands festivals français), un soutien artistique et financier sur la production, la promotion d'un EP et sa distribution (en partenariat avec TuneCore), un coaching artistique et enfin une dotation en équipement (avec le soutien de Yamaha Music et Line 6).
Côté nouveautés, les fans de musique peuvent désormais intégrer le jury composé de professionnels. Pour cela, il suffit de créer un compte (sur www.ricardsa-livemusic.com), dès l'annonce du Top 100 le 27 novembre prochain.
Quant aux dix finalistes, ils se produiront les 30, 31 janvier et 1er février 2018, au Café de la Danse, lors d'un concert ouvert au public et gratuit.

8 nov. 2017

"Hip Hop Symphonique": deuxième édition

IAM à l'affiche de la première édition (Photo Adami)

C'était un pari un peu fou, lancé par  Mouv', Radio France et l'Adami. Et ceux qui ont eu la chance d'assister à la création du "Hip Hop Symphonique" le 2 juillet 2016 (avec MC Solaar, IAM, Youssoupha, Bigflo & Oli et Ärsenik), se souviennent de la ferveur du public, des musiciens et des artistes qui ont allègrement fait valser les étiquettes et les frontières musicales. Plus de clivages, ni de sièges libres d'ailleurs, pour cette grande première.
Un succès qui a poussé les organisateurs à proposer une seconde édition, le 30 novembre prochain avec, cette fois, Oxmo Puccino, Gaël Faye, Les Sages Poètes de la Rue et Georgio.
Aux côtés des artistes, le live band The Ice Kream (sous la direction d'Issam Krimi) et l'Orchestre Philharmonique de Radio France, dirigé par Dina Gilbert.
Le concert sera diffusé en direct sur l'antenne le Mouv' et dans sa version filmée sur France 2 et France 4 (à une date ultérieure).

Les inscriptions pour ce concert gratuit se feront en ligne,  le 14 novembre à 11 heures sur
le site: http://www.maisondelaradio.fr/

Le 30 novembre 2017, à 20 h 30, 
à l'Auditorium de la Maison de la Radio, 
116, avenue du Président Kennedy, 75016 Paris.

5 nov. 2017

Des news, des news... Dee Dee Bridgewater et le Festival Chorus

- Dee Dee Bridgewater. Déjà quarante ans de carrière pour la chanteuse américaine, française d'adoption, qui se produira à la Cigale pour présenter "Memphis... Yes, I Am Ready". Un nouvel album, sorti le 15 septembre dernier, qui marque un retour à ses racines blues, soul... et à sa ville natale. Elle y revisite des standards incontournables comme "Try a Little Tenderness" d'Otis Redding, "The Thrill is Gone" de B.B. King, "Can't Stand The Rain" d'Ann Peebles"...
Les 7 et 8 novembre 2017, à 19h30, 120, boulevard de Rochechouart, 75018 Paris. 
Loc. points de vente habituels. Places: de 51 à 78,50 €. 


- Festival Chorus 2017.  Pour sa 29ème édition, ce festival organisé par le Département des Hauts-de-Seine, propose un programme qui mêle talents à découvrir et artistes confirmés.
 Du 20 au 24 novembre à la Défense, sur la scène du Magic Mirror (concerts gratuits à 12h et à 18 h), avec des artistes comme Talisco, Mat Bastard, DBFC, La Chica, Heymoonshaker, Black Flower...et un programme jeune public (mer. à 14h et 17h).
Et à La Seine Musicale, le 24 novembre (à partir de 14 h) pour applaudir les 10 groupes pré-sélectionnés dans le cadre du Prix Chorus 2018 (entrée libre sur réservation :prixchorus@hauts-de-seine.fr ). Quant à l'affiche du week-end (les 25 et 26 novembre) elle réunira Gregory Porter, Amadou & Mariam, Catherine Ringer, Rover, Eddy De Pretto, De La Soul, Stuff, Kery James...pour des tarifs particulièrement attractifs puisque le Pass soirée est à 25 et 30 € et le Pass week-end à 40 et 50 €.
Places en vente sur le site
http://billetterie.laseinemusicale.com/fr/recherche/chorus


Stacey Kent "I Know I Dream"

"Ce n'est pas tous les jours que l'on propose un projet avec cinquante-huit musiciens ! Aujourd'hui, tout le monde essaie d'être très raisonnable..." confie Stacey Kent dans la présentation de
ce nouvel album, le premier enregistré avec un orchestre symphonique, en vingt ans de carrière.
Après deux millions de disques vendus, une médaille de Chevalier des Arts et Lettres et des concerts sold out dans les salles les plus prestigieuses de la planète, la plus francophile des vocalistes américaines nous revient donc avec "I Know I Dream". Douze morceaux mêlant compositions originales et reprises du répertoire anglo-saxon, brésilien et français.
On pouvait craindre que son timbre cristallin soit "écrasé" par l'orchestre mais ce dernier apparaît plutôt comme un écrin, un cadre destinés à mettre en valeur une élégante chanteuse qui passe du swing à la ballade avec une aisance déconcertante.
"Jim (Tomlinson, son compagnon et saxophoniste) et moi avons beaucoup parlé avec Tommy Laurence qui a arrangé l'album... Le plus important était de garder notre sensibilité et, au centre de tout, notre sens de l'intime" explique Stacey qui revisite notamment des titres d'Antonio Carlos Jobim, "La Rua Madureira" de Nino Ferrer, "Les amours perdues" de Serge Gainsbourg ou encore "Avec le temps" de Léo Ferré. Une chanson souvent reprise (avec plus ou moins de bonheur) dont elle propose une version pleine de sensibilité, dont l'émotion est palpable dans chaque inflexion vocale, sans jamais tomber dans la démonstration.
Deux ans après le lumineux et intimiste "Tenderly" (voir interview sur ce blog le 12 novembre 2015), Stacey Kent nous offre, une fois de plus, un superbe opus dont l'atmosphère nous transporte, entre douceur, allégresse et mélancolie. Comme dans un rêve...

Album "I Know I Dream" (Okey/Sony Music), disponible depuis le 20 octobre 2017
En tournée: le 9 novembre 2017 à l'Amphithéâtre de Lyon, le 14 novembre au Silo à Marseille, le 17 novembre à l'Opéra Garnier de Monaco, le 19 novembre, salle Pleyel à Paris...

2 nov. 2017

François Staal: "Quand je me lance dans un truc, je vais jusqu'au bout"

Après le succès de son concert en novembre 2016, le poétique rockeur revient au Trianon en version symphonique et... cinématographique !
Compositeur prolifique pour le petit et grand écran, François Staal présentera en effet quelques thèmes écrits pour des films comme "Bel ami" de Philippe Triboit, "La Dame de Monsoreau" de Michel Hassan , "Camus" et "La guerre des ondes" de Laurent Jaoui, "Aurélien" d'Arnaud Selignac ... avec des effets de sons et de lumières, des projections de vidéos, d'extraits et de photos. Et bien sûr des chansons originales de ses précédents albums dont "L'incertain", sorti en 2016.
Depuis ses débuts, cet artiste underground qui a notamment collaboré avec Jean Fauque et CharlElie Couture, n'a cessé de "mouiller" sa chemise pour proposer des spectacles décalés et ambitieux. A l'image de ce "Symphorock" où il sera accompagné par son groupe Les Strange Wolves et les musiciens de l'Ensemble Orchestral des Hauts-de-Seine, sous la direction de Laurent Brack.

Comment est née l'idée de ce "Symphorock" ?
J'avais envie de faire vivre mes musiques de films sur scène. La plupart du temps, elles ne sont jouées qu'une seule fois, surtout à la télévision. Je me suis dit que c'était peut-être le moment, que j'avais l'âge de relever ce défi. C'est une proposition qui va dans le sens de ma conception de la vie : proposer aux gens quelque chose de différent, qui demande un petit effort. Pour moi, c'est ça la culture ! De toute manière, quand je me lance dans un truc, je vais jusqu'au bout...
Un truc pour lequel tu as engagé ta chemise, non ?
Et même plus que ça ! Je suis complètement dans les dépassements. J'ai tout de même des subventions de la SACEM et de la SCPP qui croient au projet. J'ai aussi trouvé un mécène. Tout au long de ma carrière, j'ai eu la chance de croiser des gens formidables.
Quelle sera la proportion de musiques de films et de chansons ?
Je dirais que c'est moitié-moitié. Je n'ai pas forcément fait un choix logique. Je voulais mélanger des choses anciennes et récentes en donnant la priorité à des thèmes littéraires comme Maupassant, Dumas ou Camus. La première partie sera consacrée aux musiques de films et la seconde au rock avec un certain nombre de titres extraits de l'"Incertain". Il y aura même des chansons de mon prochain album. L'Orchestre jouera également avec nous sur quelques chansons.
Tu travailles toujours en famille avec ton groupe ?
Il y a toujours ma compagne Sophie (à l'harmonica et aux choeurs) mais mes deux fils ont pas mal de succès de leur côté. J'ai donc monté un nouveau groupe avec des musiciens qui étaient d'accord pour se lancer avec moi dans cette folle aventure...
Peut-on dire que ce concert est un cadeau d'anniversaire ?
J'avais  fêté mes 50 ans en public à l'Olympia, le 11 novembre 2011. Cette fois, ce sera avec un jour d'avance...
As-tu prévu d'autres dates pour ce spectacle ?
L'idée serait quand même de tourner avec "Symphorock" mais la logistique est assez lourde. Peut-être avec des orchestres de régions. Cela dit, alors que j'avais l'impression de naviguer sur un bateau dans le grain, de belles et nouvelles perspectives se profilent à l'horizon...

Le 10 novembre 2017, à 20 heures, au Trianon, 80, boulevard de Rochechouart, 75018 Paris.
Tél.: 01.44.92.78.05./contact@letrianon.fr
Tarifs: 29 et 34,90 €, carré or à 49 €.
Plus d'infos sur le site http://www.symphorock-staal.com/




Rencontre avec Catherine Ringer

Six ans après "Ring'n'Roll", Catherine Ringer sortira le 3 novembre prochain, son deuxième album solo "Chroniques et Fantaisies" (Because Music)réalisé par son producteur et ingénieur du son Azzedine Djilil.
Douze titres dont elle a signé paroles et musiques et qu'elle évoquera lors d'une rencontre exceptionnelle à la Fnac Saint-Lazare
le 4 novembre 2017 à 16 heures.
Une tournée française est annoncée, à partir du 17 novembre 2017.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Passage du Havre
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris