30 juin 2016

Festival Fnac Live: 6ème édition

L'an dernier, le festival avait rassemblé plus de 13 000 spectateurs ! Record à battre donc pour la nouvelle édition qui propose pas moins d'une trentaine d'artistes sur la scène du Parvis et dans le Salon de l'Hôtel de Ville.
Quatre soirées de concerts gratuits pour applaudir, en plein air, des têtes d'affiche et de belles découvertes comme Feu! Chatterton, Louise Attaque, Jain, Lilly Wood & The Prick, I Am Stramgram, Lola Marsh, Lianne La Havas, Hyphen Hyphen, Stuck In The Sound, Fakear, La Maison Tellier, Balthazar, Bachar Mar-Khalifé...
Et, dans le cadre plus intimiste de la Scène du Salon: William Sheller, Katerine, Keren Ann, Miossec ou Alex Beaupain.
A-Wa (le 21 juillet)
Jain (le 20 juillet)
Le 21 juillet, il ne faut pas rater la soirée spéciale célébrant les 20 ans de "Tôt Ou Tard" . Un label indépendant qui a décroché deux récompenses très enviées, lors des dernières Victoires de la Musique: celle de l'artiste féminine de l'année pour Yael Naim et celle de l'artiste masculin pour Vianney. Ces derniers seront évidemment présents, en compagnie de Nicolas Michaux, A-Wa, Odezenne, Thylacine, Raphaëlle Lannadère et Vincent Delerm.

Du 20 au 23 juillet 2016, concerts gratuits sur le Parvis de l'Hôtel de Ville et sur invitation pour la Scène du Salon. http://www4.fnac.com/fnaclive

29 juin 2016

Slimane en showcase à Paris et à Lille

(c) Samir Bahrir
La veille de la sortie officielle de son premier album "A bout de rêves", Slimane, lauréat de la dernière édition de "The Voice", offrira la primeur de quelques titres, en live, à la Fnac de Bercy Village, le 7 juillet, à 18 heures.
Il donnera ensuite rendez-vous à ses fans le le 12 juillet, à 16 heures, à la Fnac Lille.
Une sortie évidemment très attendue, qui intervient quelques semaines seulement après la fin de l'émission où cet artiste charismatique a suscité un véritable engouement. Au point de capter notre attention avec des titres qui ne figuraient pas forcément dans notre playlist ! On se souvient de ses émouvantes interprétations de "A fleur de toi" (Vitaa) ou "Les yeux de la mamma" (Kendji Girac).
Cette fois, c'est avec ses mots, "ses poèmes d'antan", que cet auteur-compositeur creuse enfin son sillon, après des années à tenter de se faire entendre dans les bars de Chelles ou de la capitale. Un parcours semé d'embûches et de rêves, qu'il raconte notamment dans la chanson "Paname".
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Fnac Bercy Village, 53, Cour Saint-Emilion, 75912 Paris.
Fnac Lille, 20 rue Saint-Nicolas. 59000 Lille
Album "A bout de rêves" (Mercury Music Group/ULM), disponible le 8 juillet 2016.

27 juin 2016

Sarah Toussaint-Léveillé: "La mort est un jardin sauvage"

Il y a quelques semaines, Sarah Toussaint-Léveillé quittait sa Belle Province pour recevoir, à Paris, le Prix "Coup de coeur francophone québécois" de l'Académie Charles Cros.
Après ses compatriotes Pierre Lapointe, Coeur de Pirate ou encore Klô Pelgag. c'est donc au tour de cette auteure-compositrice, âgée de 25 ans, d'être récompensée pour "La mort est un jardin sauvage".
De mort, il est évidemment beaucoup question dans ce deuxième album (après "La mal lunée", une oeuvre de jeunesse sortie en 2012).
 Au fil des dix titres qui composent cet opus aux orchestrations soignées, sa voix rauque et prenante raconte le deuil des êtres aimés, de l'enfance, des illusions... sur des musiques folk, pop et  jazzy. Baigné d'une envoûtante mélancolie, le disque surprend aussi par la maturité et la poésie qui se dégagent des textes de cette multi-instrumentiste. On ne se lasse pas de remettre sur la platine des morceaux comme "Dans mon cahier" (la musique me glisse entre les doigts), "L'écurie humaine", "La tempête"...
On attend évidemment ses prochains concerts en France.

"La mort est un jardin sauvage" (Les disques Orage)

24 juin 2016

Françoise Loeb ou Caroline Sagan ?

Caroline Loeb n'a jamais caché son goût pour les icônes. On se souvient de "Mistinguett, Madonna et moi" ou du récent "George Sand, ma vie, son oeuvre". Des spectacles dans lesquels elle jouait espièglement l'"incruste" pour rendre hommage aux grandes figures de la musique ou de la littérature. Cette fois, avec "Françoise par Sagan", Caroline a remisé ses accessoires de meneuse de revue, ses costumes Gaultier et ses chansons pour se glisser dans les mocassins de l'écrivain. Le concept ? Un monologue construit à partir des textes d'interviews, publiés chez Stock sous le titre "Je ne renie rien".
Dans un décor minimaliste (un bar, un siège et un cendrier), mise en scène par son complice Alex Lutz, la comédienne évoque, à la première personne, une enfance gâtée mais solitaire, la guerre, ce premier roman "Bonjour Tristesse" écrit à 18 ans, Dieu, la maternité...
Au-delà de la performance, incontestable, on peut s'interroger sur le parti-pris qui consiste à adopter la longue frange blonde balayant le front, le phrasé saccadé et les attitudes de Françoise Sagan.Tout en misant sur des éclairages tamisés pour accentuer l'effet, assez saisissant, il faut l'avouer. Une démarche qui séduit... ou dérange.
Mais si "dans un mois, dans un an" ce spectacle donne envie de lire ou relire les oeuvres de celle que François Mauriac appelait "un charmant petit monstre", on ne peut que s'incliner.

Le 26 juin, à 17 heures, au Théâtre du Marais, 37, rue Volta, 75003 Paris. Tél.: 01.71.73.97.23.
http://www.theatredumarais.com/
Et du 7 au 31 juillet 2016, à 11h15, au Festival d'Avignon, Théâtre Au Coin de la Lune, 24, rue Buffon.

22 juin 2016

MC Solaar: un retour en 2017 ?

Le 2 juin dernier avait lieu la conférence de presse du Festival Solidays (qui débute vendredi à l'Hippodrome de Longchamp).
L'occasion de croiser MC Solaar, parrain historique de cette grande fête de la musique, de la fraternité et de la solidarité. Et de "confesser" un peu l'auteur de "Bouge de là" dont le dernier album "Chapitre 7" remonte tout de même à 2007 ! Une longue abstinence qui ne l'empêche pas de demeurer le rappeur le plus populaire de sa génération.

Ces dernières années, ton engagement auprès de Solidays ou des Restos du Coeur a pris le pas sur ta carrière personnelle, non ?
Cela ne prend pas forcément pas le pas mais, comme je ne sors rien, je suis disponible !  J'ai rencontré l'équipe de Solidarité Sida il y a une vingtaine d'années. Lorsqu'on m'a demandé de parrainer Solidays, il m'était impossible de refuser...
Qu'en est-il des rumeurs récurrentes concernant la sortie d'un nouvel album ?
Je n'en suis pas aussi loin que prévu. J'ai commencé une petite session pendant 5 mois. J'espère reprendre en septembre. Il paraît que cela fait dix ans que je me repose !
Et comment as-tu occupé ce long repos ?
Je mène la vie que j'avais en tant que rappeur : je sors, je fais des rencontres, je retrouve des amis...
Tu assistes aussi à des concerts ?
Pas trop. J'aimerais bien qu'ils débutent à 22h30 ! Il m'arrive de répondre à des invitations de musiciens que je croise. J'éprouve tout de même une petite frustration à l'idée d'avoir raté les concerts de Stromaé ou de Christine and The Queen.
Tu bénéficies encore d'une incroyable cote de popularité, cela ne t'encourage pas à revenir sur le devant de la scène ?
Cela booste évidemment, mais je regarde si la la mer est agitée ou pas. Sinon, pourquoi prendre un bateau ?
Pas d'embarquement imminent alors ?
Non. J'ai bien quelques écrits dans l'air mais j'aime faire les choses en prévision d'un moment précis. Et surtout, il faut que je m'amuse.
Ce moment précis, ne serait-ce pas le 2 juillet prochain pour le concert "Hip Hop Symphonique" ?
C'est vrai que j'ai été séduit par l'idée de ce concert de rap symphonique à l'Auditorium de la Maison de la Radio (voir annonce du 9 juin dernier sur ce blog). L'un des initiateurs, Issam Krimi m'a fait découvrir son travail et j'ai trouvé qu'il avait du talent. C'est un mec sincère, un activiste de la culture urbaine. Et je vais être accompagné par l'Orchestre Philharmonique de Radio France, avec les meilleurs violonistes du monde ! J'ai donc accepté de sortir de ma tanière. Comme les autres artistes qui seront sur scène (I AM, Ärsenik, Youssoupha et Biglo & Oli), je ferai deux titres réorchestrés dont j'ai envie de réserver la surprise. Allez, en confidence, il y aura "Caroline"...
Et ton projet de comédie musicale sur le hip hop ?
Il date des années 94/95 mais je ne l'ai jamais mis en chantier. Je ne vois pas l'intérêt de ranimer les flammes sur des trucs qui ont vingt ans.
Pourtant, "Solaar pleure" est encore d'actualité ?
J'ai pu écrire des textes visionnaires, sans doute parce que je ne parlais pas de moi mais de la société, Le mal-être est le même.
Justement, compte-tenu de l'actuel climat social, tu n'a pas envie de faire entendre ta voix ?
J'ai tellement attendu. Je peux attendre encore... Je ne voulais rien sortir pendant les années comportant la lettre "z". Mais, c'est promis, on en reparle après le 31 décembre 2016 !

Festival Solidays, les 24, 25 et 26 juin 2016, à l'Hippodrome de Longchamp. 
Infos sur http://www.solidays.org/
"Hip Hop Symphonique", le 2 juillet à 19 heures à l'Auditorium de la Radio, 116, avenue du Président Kennedy, 75016 Paris.

20 juin 2016

Thomas Fersen: "J'ai toujours aimé raconter des histoires... "

(c) Marie Taquet
Le 6 août prochain, Thomas Fersen sera à l'affiche de "Chansons & Mots d'Amou". 
Un festival qui, durant trois jours, célébrera la musique et la poésie, avec des artistes comme Marie-Christine Barrault, La Maison Tellier, Flavia Perez, Arbon, Céline Caussimon, Etienne Champollion, Stanislas de La Tousche, Geneviève Morissette, Simon Dalmais...
Une cinquième édition dont il a accepté d'être le parrain.

Le thème choisi cette année: "La chanson, ça conte !" semble avoir été créé pour vous, non ?
C'est une heureuse coïncidence. En tout cas, moi cela m'a inspiré.
Pouvez-vous nous parler de votre spectacle "Chansons et sketches en vers" ?
Il s'agit de monologues en vers qui étaient destinés à être des chansons, puis je suis un peu sorti du cadre. La forme est parfois poétique, parfois fantaisiste. La chanson reste, à mon avis, assez superficielle, mais c'est aussi sa vertu.
Est-ce aussi une manière de combler les silences dans un récital ?
Lorsque j'ai débuté, on me disait qu'il fallait parler au public, entre deux chansons. J'ai toujours aimé raconter des histoires et des anecdotes aux gens. Aujourd'hui, ces récits en vers représentent 40 % de mon spectacle. Avec ces monologues, j'ai le sentiment d'apporter quelque chose de frais, d'inédit.
Vous avez dit un jour que la vraie rébellion, c'était de chanter en français. C'est encore le cas ?
De plus en plus ! A l'époque où j'ai dit ça, il y avait assez peu d'artistes français qui chantaient en anglais. Maintenant, c'est plutôt le contraire. Il y a même des réseaux où vous n'êtes pas programmés si vous ne suivez pas le courant. De nos jours, chanter en français, est presque un acte de résistance, même si je ne suis pas un adepte des termes guerriers.
Vous refusez de vous laisser enfermer dans une case. Pourtant, vous n'avez pas échappé à certaines étiquettes comme celle de représentant de la "nouvelle scène française" ?
C'est assez paradoxal car je suis né en 1963 et cette appellation concerne plutôt des artistes qui sont dans la quarantaine. Cette façon de dater est peut-être liée à l'intérêt que le public porte à la chanson française. Je n'ai pas cette notion linéaire. Pour moi, la chanson appartient à la catégorie des madeleines.
Dans votre dernier album "Thomas Fersen & The Ginger Accident", vous abordez des sonorités musicales inattendues ?
J'imagine que l'intérêt du public pour ce que je peux proposer, c'est justement cette liberté. Pas question pour moi de la renier. J'envisage d'ailleurs de quitter le disque pour me consacrer au spectacle vivant que je trouve fédérateur.
Vous ressentez de l'amertume face à l'industrie du disque ?
Ce serait naïf de ma part. Ce n'est pas moi qui tire les ficelles. On s'adapte pour arriver à travailler avec elle.
Vous avez tout de même un projet d'album à la rentrée ?
En effet. Je travaille avec Joseph Racaille sur un disque qui devrait sortir à l'automne.
Il paraît que vous notez toute vos idées sur des bouts de papier ?
Plus maintenant. Depuis deux ans j'enregistre tout sur mon téléphone.
Ce n'est pas un peu risqué ?
J'aime le danger. Plus sérieusement, il m'est arrivé de perdre des papiers qui rampaient hors de mes poches !
Pensez-vous toujours qu'il y a de l'érotisme dans la création ?
J'y songeais justement hier en croyant que j'avais fait une trouvaille ! Apparemment, je me suis déjà confié à ce sujet. C'est vrai qu'il y a quelque chose d'assez érotisant dans le jet de la création et l'incarnation sur scène.
Vous écrivez rarement pour les autres. Pourquoi ?
Ce que j'écris est très personnel. Le faire pour d'autres interprètes est assez contraignant. J'ai longtemps refusé de le faire sur commande. De toute manière, j'écris uniquement par plaisir.
Avec l'envie d'apporter un peu de légèreté et de fantaisie ?
Absolument. Quand on est chanteur, on ne devrait pas trop la ramener. Ce n'est pas mon style de donner des conseils. Je trouve même que c'est un peu malhonnête puisque la chanson s'inscrit dans une industrie.
Votre refuge, c'est plutôt la littérature ?
Jean Genet fait partie de ceux qui m'ont permis d'entrevoir une dimension sacrée. J'ai toujours cherché cette sensibilité dans la littérature. Je suis un autodidacte qui fonctionne à l'intuition. J'ai retrouvé ça chez Prévert. Quand on est ignorant, comme moi, c'est le plus accessible des écrivains. Il vous ouvre la porte...

Festival "Chansons & Mots d'Amou", les 5, 6 et 7 août 2016 à Amou dans les Landes (40). Tarifs: 20 € (le 5 août), 25 € (le 6 août) et 12 € (le 7 août). Pass 3 jours à 35 €. 
Infos sur le site http://www.chansonsetmotsdamou.fr/




19 juin 2016

Rendez-vous...

- Barrière Enghien Jazz Festival. Pour sa 17ème édition, la manifestation qui se déroule sur les rives du Lac d'Enghien et au Théâtre du Casino Barrière mise, une fois de plus, sur une large palette musicale (jazz, reggae-dancehall, rock, jazz latino, funk...), avec des artistes de renommée internationale.
Au programme: Sean Paul (concert gratuit sur la scène flottante du lac), la formation de Portland Pink Martini avec, en guest, sa compatriote Storm Large, le saxophoniste cubain Cesar Lopez et son orchestre Habana Ensemble, le batteur Manu Katché, le contrebassiste et bassiste américain Stanley Clarke...

Du 10 au 13 juillet 2016. Billetterie au Théâtre du Casino Barrière, 3 avenue de Ceinture à Enghien les Bains (95880).Tel.: 01.39.34.10.80. Tarifs: à partir de 20 €
Infos sur http://www.facebook.com/enghienjazzfest

-"On y chante ?". Initié en 2012 par le collège "variétés" de l'Adami, dans le cadre du Festival Off d'Avignon, ce projet met en lumière des artistes francophones confirmés et à découvrir.
Pour sa quatrième édition, soutenue par la Fédération des Festivals de Chanson Francophone, le Théâtre l'Arrache-Coeur recevra le fantasque Boule, le duo Volo, Chloé Lacan et ses musiciens Nicolas Cloche et Brice Perda, Askehoug et enfin Benoît Dorémus. Des artistes parrainés par des dénicheurs de talents bien connus des amoureux de la chanson (Festival Chant Appart, la Manufacture Chanson, l'Estival et les Bains Douches de Lignières, le Train-Théâtre de Portes lès Valence).

Du 7 au 30 juillet à l'Arrache-Coeur Théâtre, 13, rue du 58ème Régiment d'Infanterie à Avignon. Loc. points de vente habituels - sur l'application du festival off - sur place.

Des news, des news...

Richard Bona (c) Rebecca Meek
- Le Festival Django Reinhardt déménage. Suite aux récentes intempéries, cette grande fête du swing manouche, du jazz et des musiques du monde (voir article du 25 mai dernier sur ce blog) quitte exceptionnellement l'île du Berceau pour s'installer à Fontainebleau.
Les navettes sont maintenues entre Héricy, le camping du Petit Barbeau, le camping de Samoreau, la gare de Fontainebleau Avon et le nouveau site du festival. Ainsi que celles qui assureront le retour sur Paris, à l'issue des concerts. Autre changement: Calypso Rose assurera l'ouverture du festival, en remplacement du guitariste de blues Gary Clark Jr, retenu aux Etats-Unis pour raisons familiales.
Du 22 au 26 juin 2016,
Prairie du Bois d'Hyver dans le Parc du                                                                                                 Château de Fontainebleau, avenue des Cascades 

- Annulation du concert Richard S.A. Live Music et le Fair. Les fans de Cotton Claw, des toulousains de Kid Wise, d'I Am Stramgram (lauréat du Prix Ricard S.A Live) et de Radio Elvis vont être déçus ! Le concert prévu, place Denfert Rochereau, dans le cadre de la Fête de la Musique, est annulé ! La Préfecture de Police de Paris a en effet émis un avis défavorable au regard de la mobilisation importante des forces de sécurité intérieure pour la protection des stades, des fan zones et autres missions...

15 juin 2016

Isabelle Georges: il y a de l'amour dans l'air !

(c) Photo Lot
"Ma seule réponse à la violence ambiante, c'est de chanter l'amour sous toutes ses formes..." explique Isabelle Georges qui, après "Une étoile et moi", "Padam Padam", "Broadway en chanté" présente son nouveau spectacle "Amour Amor". Du coup de foudre aux retrouvailles, de la séduction à la passion ou la rupture, la chanteuse-comédienne aborde toute une palette d'émois amoureux, allant même jusqu'à nous conter "la chose", avec un talent consommé !
Il faut la découvrir dans une version terriblement sensuelle des "Nuits d'une demoiselle" (chanson immortalisée par Colette Renard), pour réaliser combien elle maîtrise son sujet. Glamour à souhait, dotée d'un savoureux sens de l'humour et d'un timbre puissant et mélodieux, l'artiste puise, à l'envi, dans le répertoire (Aznavour, Trénet, Mouloudji, Rezvani, Distel...) pour nous entraîner dans une carte du tendre, jalonnée de refrains populaires tels que "C'est merveilleux l'amour", La belle vie", "Le tourbillon de l'amour", "Un jour tu verras", "Que reste-t-il de nos amours", "Ziggy" (extrait de Starmania)... Au passage, elle nous rejoue une scène du "Mépris" de Godard ou endosse le costume de Blanche-Neige pour revisiter "Un jour mon prince viendra".
Un tour de chant (sur des arrangements de Cyrille Lehn) ponctué de sketches orchestrés avec la complicité de ses musiciens multi-instrumentistes:  Edouard Pennes, Adrien Sanchez et Frederik Steenbrink. Ce dernier la rejoint d'ailleurs sur des duos réussis et... sous les draps pour mimer de chastes ébats. Un joyeux et bel hommage aux auteurs compositeurs qui lui ont inspiré "Amour Amor", sans oublier un clin d'oeil à Cocteau qui écrivait: "le verbe aimer est difficile à conjuguer: son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif et son futur est toujours conditionnel". Nous, Isabelle Georges, on l'aime de manière inconditionnelle...

Jusqu'au 20 août 2016, du mardi au samedi à 20 h 30, mat. sam. à 16 h, au Théâtre La Bruyère, 5, rue La Bruyère, 75009 Paris. Tél.: 01.48.74.76.99
http://www.theatrelabruyere.com/

13 juin 2016

Des news, des news...

- Prix de l'Autre Édition. A l'instar des labels indépendants dans la musique, les maisons d'auto-édition et d'édition collaborative occupent une part importante dans le secteur littéraire. Edilivre, Publishroom, BoD, Publibook et Société des écrivains ont donc décidé de créer le "Prix de l'Autre Édition", récompensant un roman publié hors des circuits traditionnels. En compétition: "Un jour particulier" de Dawoud Saadoun, "Laudanum" de Virginie Bégaudeau, "Louis et les esprits de Banie" de Jean-Thierry Tanakas, "C'est vous qui voyez, Docteur..." de Jean-Marc Geidel et "Devoir à rendre" de Nicolae Dabija". Annonce du lauréat, demain 14 juin, après les délibérations d'un jury constitué de journalistes, correcteurs, blogueurs...,
Infos sur le site http://www.prixdelautreedtion.com/

- Pianocéan. Lorsqu'elle n'est pas en tournée avec le trio jazz hip-hop "Miss White & The Drunken", Marieke Huysmans Berthou (navigatrice, pianiste, auteur-compositeur) prend le large pour proposer des concerts, à bord de son voilier baptisé Lady Flow. Ce dernier est équipé d'un studio d'enregistrement mobile qui lui permet de sortir un album-carnet de voyages.
 L'an dernier, elle a ainsi donné plus de 70 concerts au cours de 17 escales.
Dès le 16 juin prochain, elle mettra le cap sur Belle-Île avant de rejoindre La Trinité , Hoedic, La Rochelle (durant les Francofolies du 13 au 17 juillet), Quiberon, Belz, Larmor-Plage & Port Louis, Lorient (Festival Interceltique)...
Plus d'informations ssur http://www.pianocean.org/
et mailto:tour@pianocean.org

Hentaï Circus: totalement débridé !

(c) Hervé Photograff
Avec ce nouveau spectacle, présenté par La Lanterne Magique, le petit chapiteau dressé Porte de Pantin, bouscule une fois de plus les codes du cirque traditionnel.
Sur la piste: des ordinateurs, une montagne de peluches et des personnages qui semblent tout droit sortis de mangas nippons.  "Nous sommes dans un hôtel qui n'est pas fait pour dormir. Acceptez de vous perdre..." annonce une drôle de poupée échevelée qui balade un petit chien. Le seul qui soit tenu en laisse. Car, car le moins qu'on puisse dire, c'est que les autres protagonistes évoluent en roue libre !
(c) Hervé Photograff

Au fil des tableaux (doublés de séquences vidéo), on découvre ainsi des fantômes en tenues Zentaï, de vieux messieurs déguisés en héroïnes de dessins animés, un professeur déjanté faisant l'éloge du poulpe,  un numéro de corrida entre une moto et un homme en combinaison-damier, une impressionnante contorsionniste qui arrive en sirène sur une sorte de brancard, avant de plonger dans un aquarium... Le tout accompagné d'un guitariste-chanteur en live.
Les amateurs de performances circassiennes apprécieront évidemment le cracheur de feu, les demoiselles suspendues à un cerceau ou encore celle qui grimpe gracieusement sur une corde avec des chaussures plate-forme. Mais ce spectacle hybride est avant tout l'expression de fantasmes virtuels. Et dans ce domaine, les créateurs de l'Hentaï Circus font preuve d'une imagination totalement débridée !

Jusqu'au 19 juin, du mercredi au samedi à 21 heures, mat. dim. à 17 heures, au Cirque Électrique, Place du Marquis du Vercors, 75020 Paris. Prix: 16 € et tarifs réduits à 10 et 12 €
Infos et réservations au 09.54.54.47.24 - mailto:reservation@cirque-electrique.com

9 juin 2016

"Le Rouge et le Noir" version opéra-rock

L'idée de transposer le célèbre roman de Stendhal en comédie musicale, est inattendue et pour le moins téméraire.
Mais Albert Cohen qui a notamment produit "Les Dix Commandements", Le Roi Soleil", "Mozart l'Opéra Rock", "1789, les Amants de la Bastille", "Mistinguett, Reine des Années Folles"... connaît son affaire. Tout d'abord, il s'est entouré d'une équipe de choc: Alexandre Bonstein qui signe l'adaptation et le livret, François Chouquet et Laurent Seroussi pour la mise en scène, Vincent Baguian, directeur artistique (et auteur), Zazie...
Sur scène, encadrés par quatre musiciens en live,  des comédiens-chanteurs, dont deux au moins ne sont pas inconnus du grand public, puisqu'il s'agit de Côme et Yoann Launay, remarqués dans l'émission "The Voice". Le reste du casting réunit Haylen (Louise de Rênal), Julie Fournier (Mathilde de la Mole), Patrice Maktav (Monsieur Valenod), Michel Lerousseau (Marquis de la Mole), Cynthia Tolleron (Elisa), Elsa Pérusin (Madame Valenod) et Philippe Escande (Monsieur de Rênal).
Les quelques extraits présentés en avant-première, il y a quelques jours, n'ont pas permis de savoir si le spectacle pourrait relever le défi de réconcilier les lycéens avec la littérature classique. Mais il est certain que Côme, choisi pour incarner le héros romantique Julien Sorel, a le physique de l'emploi. Verdict, à partir du 29 septembre, dans la salle mythique du Palace, où Prince avait donné son premier concert parisien en 1981.

A partir du 29 septembre 2016, au Palace, 8, rue du Faubourg Montmartre, 75009 Paris. 
Tél.: 01.40.22.60.00.  http://www.theatrelepalace.fr/  
Infos sur http://lerougelenoir.fr/

Hip Hop Symphonique: une première mondiale !

Mouv', Radio France et l'Adami présenteront, le 2 juillet prochain, à l'Auditorium de la Maison de la Radio, un concert inédit réunissant deux cultures musicales.
Sur scène: cinq artistes et groupes emblématiques de la scène rap française: MC Solaar, IAM, Youssoupha, Bigflo & Oli et Ärsenik, accompagnés par l'Orchestre Philharmonique de Radio France et The Ice Kream. Les artistes interpréteront leurs titres (une dizaine au total), réarrangés et réorchestrés pour l'occasion. Destiné à toucher un large public, ce projet est le fuit de la collaboration d'Issam Krimi, directeur artistique (Fondateur notamment de The Ice Kream), de Dina Gilbert, chef d'orchestre de Hip Hop Symphonique (chef assistante de l'Orchestre Symphonique de Montréal) et de Camille Pepin, co-orchestratrice (avec Issam Krimi) du concert (également compositrice et orchestratrice).
Les inscriptions pour ce concert gratuit se feront en ligne, le lundi 23 juin, à 11 heures. sur les sites de Mouv' (http://mouv.fr/) et de la Maison de la Radio (http://maisondelaradio.fr/).

Le 2 juillet, à 19 heures, à l'Auditorium de la Maison de la Radio, 116, avenue du Président Kennedy, 75016 Paris. Tél.: 01.56.40.15.16

7 juin 2016

Oldan: un dandy inspiré

(c) Mélanie Robin
Homme de théâtre, il crée d'emblée un climat lorsqu'il arrive sur scène. Longue silhouette vêtue de noir, un feutre posé négligemment sur la tête et le geste ample, Oldan nous invite à partager son univers sombre et ironique, sensuel et un brin décadent. Au hasard des chansons extraites de ses précédents opus et du petit dernier baptisé "Anar Chic Album" (sorti en septembre dernier), on croise un ange noir, un singe, un roi de rien, un bottle man... ,et on le suit, grisé et "léger au bord de la falaise". Le tout rythmé par les percussions d'Alain Belamiri et la guitare de son compositeur Patrick Matteis. Sa personnalité, son timbre grave et légèrement éraillé font parfois songer à Bashung ou Thiéfaine. Mais ce dandy inspiré a une signature bien à lui, une manière particulière de jongler entre espoir fou et désespérance.
Le public d'Avignon a déjà pu l'applaudir dans des spectacles (dont il assuré l'écriture et la mise en scène) comme "Oscar Wilde est mort", "Les Fleurs du Mal sont fanées mon amour", "Boire, baiser, écrire un air de Bukowski" ou "Confessions d'un homme normal". Normal, Oldan l'est assurément, avec ses failles, ses blessures, ses rêves d'homme qui marche... qui le rendent si attachant.

Le 13 juin 2016, à 20 heures (avec Venice Bliss et The Blind Suns), aux Trois Baudets, 64, boulevard de Clichy, 75018 Paris. Tarif: 10 €. Tél.: 01.42.62.33.33.
http://www.lestroisbaudets.com/

Gracieuse et fascinante Ala.ni

Elle est arrivée dans la musique sur les pointes, avec cette grâce acquise durant ses longues années de danse classique. Formée à la Sylvia Young Theatre School qui fut également fréquentée par Amy Winehouse, Ala.ni a tout d'abord semé 4 EP, à chaque changement de saison, avant de nous offrir, l'an dernier "You & I". Un premier opus nourri de folk anglaise et de mélodies qui rappellent les riches heures de Broadway. Née à Londres, de parents originaires de l'île de Grenade, elle a d'abord officié comme choriste de Mary J. Blige ou Blur avant d'interpréter ses propres chansons (dont elle signe paroles et musiques). Contrairement à Amy, la demoiselle a su se protéger et s'entourer. On sait que Damon Albarn la conseille et veille sur elle comme le lait sur le feu...
Au Carreau du Temple où elle se produisait en février dernier, elle a littéralement envoûté le public. Accompagnée d'une harpiste et d'un guitariste, simplement vêtue d'un col roulé et d'une longue jupe noire, la chanteuse nous a transportés hors du temps, égrenant des titres comme "Suddenly", "Darkness at Noon", "Cherry Blossom"... devant un insolite micro rétro.
Jamais dans la démonstration alors qu'on devine des possibilités vocales qui pourraient encore nous surprendre, elle joue subtilement sur les demi-teintes, entre mélancolie et refrains plus enjoués. Après une improvisation sur des phrases collectées auprès des spectateurs, l'artiste qui vit désormais à Paris a rendu hommage au répertoire français en reprenant joliment "Parlez-moi d'amour", un titre immortalisé par Lucienne Boyer. Et c'est bien d'amour dont Ala.ni nous parle sur scène, avec suavité et une infinie délicatesse.

Ce soir, à 20 heures, à la Cigale, 120 bd de Rochechouart, 75018 Paris. Tél.: 01.49.25.89.99
http://www.lacigale.fr/
album "You & I" (No Format/Sony Music)

5 juin 2016

Les Escrocs "Plages privées"

Il ne faut pas s'arrêter à la photo de la pochette qui n'est pas forcément du meilleur goût.... mais bien dans l'esprit de ces incorrigibles provocateurs. Déjà dans leur premier album, en 1994, Les Escrocs proclamaient "Faites-vous des amis !" avec des chansons comme "Loukoum et camembert" ou "Assedic" qui, deux décennies plus tard, sont toujours dans l'air du temps.
Après avoir emprunté des chemins de traverse, l'un en solo, l'autre auprès de Bénabar ou Adamo et le dernier pour céder à l'appel du large, Éric Toulis, Hervé Koury et Didier Morel se retrouvent sur scène et sur disque avec "Plages privées". Une compilation d'anciens morceaux remastérisés, extraits de leurs trois albums ("Faites-vous des amis !", "C'est dimanche...", "Six pieds sur terre") avec, en prime des inédits & lives. Au fil de ces plages, tout-à-fait fréquentables, ils chantent la douceur de vivre dans les îles aux frais de la société, la drague en mobylette, la monotonie des dimanches à Paris tout en regrettant le temps des troubadours. Multi instrumentistes, ils surfent sur tous les tempos: du hip-hop à la valse-musette en passant par la java, le reggae ou les mélodies arabisantes.
A l'écoute des chansons, on sent bien que le trio n'a rien perdu de la complicité d'hier. Et les fidèles devraient être au rendez-vous à l'Européen pour célébrer la sortie officielle (le 24 juin) de ce best of et des retrouvailles scéniques qui promettent d'être réjouissantes.

Le 23 juin 2016, à 20 h, à l'Européen, 5, rue Biot, 75017 Paris. 
Tél.: 01.44.51.93.26. Tarif unique à 19,80 € 
http://www.leuropeen.paris/
album "Plages privées" (L'Autre distribution)

Notre Dame de Paris: un retour attendu

(c) Patrick Carpentier
Avec plus de dix millions de spectateurs dans une vingtaine de pays où elle fut traduite en neuf langues, la comédie musicale de Luc Plamandon et Richard Cocciante, mise en scène par Gilles Maheu, a suscité un véritable engouement. Au point qu'on cite parfois "Notre Dame de Paris" comme le premier succès populaire du genre... en oubliant un peu "Starmania".
Présenté pour la première fois à Paris, le 16 septembre 1998, le spectacle réunissait tous les atouts pour séduire le public: une histoire, en l'occurrence le roman de Victor Hugo qui a inspiré les créateurs, des tubes imparables comme "Vivre", "Le temps des cathédrales" ou "Belle" (un titre vendu à plus de 2 500 000 exemplaires !), une chorégraphie et des décors inventifs et des voix prenantes, notamment celle de Garou sous les haillons de Quasimodo. Et manifestement, le bossu de Notre Dame lui a porté chance...
Quinze ans après sa dernière tournée en France, la comédie musicale revient dans la capitale avec une nouvelle distribution, Hormis, Daniel Lavoie qui reprend, avec un égal talent, le personnage de Frollo, le showcase présenté il y a quelques jours a permis de découvrir Hiba Tawaji (Esmeralda), Richard Charest (Gringoire), Martin Giroux (Phoebus), Jay (Clopin), Alyzée Lalande (Fleur-de-Lys) et enfin Angelo Del Vecchio (Quasimodo).
(c) Patrick Carpentier
A cette occasion, les producteurs et créateurs se sont engagés à soutenir l'Association "Aide aux Jeunes Diabétiques"(AJD). Pour chaque don, les spectateurs bénéficieront de réductions sur les prix des billets. Une initiative bien dans l'esprit d'Hugo qui affirmait: "l'art d'à présent ne doit plus seulement chercher le Beau, mais encore le Bien"...

A partir du 23 novembre 2016, au Palais des Congrès, 2, Place de la Porte Maillot, 75017 Paris (et en tournée en France d'avril à décembre 2017).
Tél.: 08.92.050.050. Places: de 28 à 79 €.
http://www.viparis.com/
http://www.notredamedeparislespectacle.com/