28 févr. 2016

L'énigmatique Monsieur Fraize

(c) M. Fraize
Comment provoquer l'hilarité avec un spectacle qui rompt totalement avec les habituelles recettes des humoristes ? C'est le tour de force, et sans doute de génie, de Monsieur Fraize.
Il débute en effet son spectacle là où on ne l'attend pas... c'est-à-dire caché derrière le rideau. C'est à peine si on aperçoit sa silhouette, tandis qu'il interpelle (assez longuement) un certain Michel. Après quelques sentences du style "Qu'est-ce que je fais, on annule !" ,"Je n'ai pas de texte" ou "Il y a de moins en moins de monde, le bouche-à-oreille commence à fonctionner", il entre alors dans le vif du sujet. Pas vraiment d'ailleurs car, la singularité de Monsieur Fraize est qu'il joue, en permanence sur les silences, les valses-hésitations, le non-dit... Avant de nous cueillir avec des sketches comme celui où il commente les mérites des produits proposés dans un catalogue ou délire sur l'utilité de la poignée anti-dérapante d'un sèche-cheveux. Entre deux séquences aussi désopilantes que déconcertantes, il se fend même d'une chorégraphie déchaînée sur la chanson "Femme Like U" de K.Maro !
Son spectacle a connu un vif succès lors de la dernière édition du Festival d'Avignon et, n'en déplaise à cet humoriste singulier, le bouche-à-oreille menace de remplir durablement la salle rouge du Théâtre de l'Archipel.

Jusqu'au 30 avril 2016, du jeudi au samedi, à 21 heures, au Théâtre de l'Archipel, 17, boulevard de Strasbourg, 75010 Paris. Tél.: 01.73.54.79.79. www.larchipel.net




Radio France: une vente aux enchères inédite

(c) Radio France/Christophe Abramowitz
Avec 1,6 millions de disques dont 450 000 vinyles, la discothèque de Radio France a de quoi séduire les mélomanes avertis et amateurs.
Le 19 juin prochain, une vente aux enchères exceptionnelle, confiée au commissaire-priseur Art Richelieu, permettra au public d'acquérir 4000 vinyles (détenus en plusieurs exemplaires). Les bénéfices obtenus permettront de financer la poursuite de la numérisation des disques et de mettre à la disposition des 7 antennes du groupe de nouvelles pépites musicales.

Plus d'infos sur radiofrance.fr
Maison de la Radio, 116, avenue du Président Kennedy, 75016 Paris.

26 févr. 2016

Des news, des news...

- Kool Shen. A l'occasion de la sortie aujourd'hui de son nouvel album "Sur le fil du rasoir" (Def Jam Recording France), la Fnac Saint-Lazare accueillera le rappeur demain 27 février, à 17h30, pour une rencontre avec ses fans. Un disque qui contient quelques duos avec Soprano, Lino, Jeff Le Nerf et Sonia Nesrine.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Passage du Havre, 109, rue Saint-Lazare, 75009 Paris

- Perpetuum Jazzile.  Véritable phénomène, cet orchestre vocal slovène a déjà atteint 40 millions de vues sur YouTube !
Après avoir tourné, avec succès, aux États-Unis, en Belgique, en Italie, en Allemagne... il se produit, pour la première fois, le 4 mars, à 20h, au Casino de Paris.
Tout en reproduisant eux-mêmes les sonorités de nombreux instruments, les 35 chanteurs re-visitent quelques-uns des succès d'Abba, Toto, The Pointer Sisters, Earth, Wind and Fire, Lady Gaga, George Benson, David Bowie...
Il ne faut pas les rater car il s'agit de leur unique concert en France.

Casino de Paris, 16, rue de Clichy, 75009 Paris. Tél.: 0 892 69 89 26

22 févr. 2016

Entre Deux Caisses: chansons de filles !

(c) Rémi Le Bret
L'idée est pour le moins originale, voire jubilatoire. Les quatre gaillards du groupe "Entre deux Caisses"  ont en effet choisi de mettre leur virilité aux vestiaires pour se glisser "Sous la peau des filles", le temps d'un spectacle consacré aux "auteures" et interprètes féminines de la chanson.
A l'occasion, ils s'immiscent aussi sous leurs jupes avec le texte "Depuis l'aube" du Quartet Buccal qui tente de percer le mystère de ce que Gustave Courbet a nommé "L'origine du monde " !
Hormis la chanson "Le goût des filles" des Wriggles, qui ouvre le récital créé, il y a quelques jours, au Théâtre d'Ivry-Antoine Vitez, les morceaux ont été écrits et/ou interprétés par des femmes. :  Claire Diterzi ("Le bal des pompiers"), Anne Sylvestre ("Les blondes", Une sorcière comme les autres"), Brigitte Fontaine ("Mon sac", "Quand tu n'es pas là", "C'est pas d'ma faute", "Les petites madones"), Françoise Hardy ("Mon amie la rose")...  Et bien sûr "L'éternel féminin" de Juliette qui signe aussi le livret et la mise en scène de "Sous la peau des filles", avec la collaboration de  Leïla Cukierman pour les conseils artistiques.
Pas question évidemment pour ces chantistes, comme ils se définissent eux-mêmes, de prendre des poses ou de porter jupes, talons hauts et autres accessoires féminins ! Mais bien de s'interroger, de s'amuser, d'être touché et ému par cette autre moitié de l'humanité, qui échappe si souvent aux hommes. Et Entre Deux Caisses relève joliment le défi !
Quant à "La chanson de Maglia", de Serge Gainsbourg, sur un texte de Victor Hugo, elle justifie à elle seule une petite entorse au propos, tant elle magnifie les femmes et leurs combats.

En tournée: le 5 mars à Bruxelles, le 8 mars à la Maison de la Culture de Gauchy (02), le 10 mars au Relax de Chaumont (52), le 11 mars à la Maison pour tous de Beaucourt (90), le 12 mars à Sarcelles (95) Salle Jacques Berrier, le 17 mars à La Tannerie de Bourg-en-Bresse (01), le 18 mars à Genève (Plan-les-Ouates), les 19 et 20 mars aux Bains-Douches de Lignières (18), du 29 mars au 9 avril dans divers lieux à Béziers (34)... 


Philippe Torreton: un magnifique hommage à la poésie d'Allain Leprest

D.R.
"Mec, tu dis jamais rien et moi je cause, je cause... j'fais comme si ton silence racontait la même chose...N'est jamais autant là que quand tu fais le mort"  clame Philippe Torreton au début du spectacle "Mec !". Et la présence d'Allain Leprest est palpable au détour des mots et des intonations de l'acteur qui lui rend ici un magnifique et vibrant hommage.
"Allain Leprest est l'un des plus foudroyants auteurs de chansons que j'ai entendus au ciel de la langue française" affirmait Nougaro. Un ciel traversé d'embruns, d'orages et d'embellies où l'on croise un "Chien d'ivrogne", "Édith" (Piaf), "Rimbaud". Tandis qu'on frissonne quand "Il pleut sur la mer", tout en suivant sa plume alerte dessinant les contours de "Ton cul est rond". On rêve d'être cette femme tant aimée dans "Tu penses à lui". Et l'on se perd aussi un peu "Le temps de finir la bouteille".
Les gestes amples, mettant juste ce qu'il faut de passion et d'émotion pour ne jamais sombrer dans la grandiloquence, Philippe Torreton insuffle une nouvelle énergie à l'univers tourmenté et poétique de l'auteur de "Donne-moi de mes nouvelles".
L'autre belle idée est d'avoir embarqué dans l'aventure le percussionniste, batteur et guitariste Edward Perraud. Un magicien des sons qui accompagne et souligne les récits avec une surprenante créativité.
Et lorsqu'à la fin du spectacle, les spectateurs se lèvent pour applaudir, on éprouve une joie intense. Celle d'avoir assisté à la réparation d'une injustice à l'égard de Leprest, parti quasiment "Sur les pointes" des pieds, au beau milieu de l'été 2011.
Pour l'heure, Philippe Torreton est sur les planches du Théâtre de la Porte Sain-Martin où il incarne Cyrano de Bergerac, mais d'autres dates sont attendues en 2017. Pour patienter, vous pouvez écouter en boucle le bel album sorti en novembre dernier.

Album "Mec !" (Tacet/L'Autre Distribution/Karavane)
En première partie, Pierre Lebelâge, un jeune auteur-compositeur à découvrir notamment les 15 et 16 avril prochains au Printemps de Bourges (La Soupe aux Choux) où il présentera son album "Babel".

18 févr. 2016

EMJI dans le métro !

Pour célébrer la sortie officielle, le 26 février prochain, de son premier album "Folies douces" (Polydor/Universal), la chanteuse EMJI, finaliste de l'édition 2015 de "La Nouvelle Star" offrira la veille, trois concerts exceptionnels, en live, dans le métro. Là où tout a commencé pour elle...

Rendez-vous le jeudi 25 février :
- dès 13 h, à la station Franklin D. Roosevelt (correspondance lignes 1 et 9).
- à 17 h, à la station Gare de Lyon (ligne 1).
- à 18 h, à la station République (correspondance lignes 5 et 11).

Plus d'infos sur http://ratp.fr/culture

Lemmy Constantine: un crooner à la mode manouche

Scénariste, joueur de polo émérite, comédien pour le cinéma et la télévision, voix pour des spots publicitaires, chanteur... Lemmy Constantine a plus d'une corde à sa guitare ! Comme peuvent en témoigner les spectateurs qui l'ont applaudi au Duc des Lombards, au Petit Journal Montparnasse, aux festivals de jazz de Vienne, de Nice ou de Montreux.
Cette fois, Lemmy Constantine met son timbre de crooner et son swing au service de deux artistes qui ont bercé sa culture franco-américaine avec un récital baptisé "Lemmy rencontre Sinatra & Django".
Dans une mise en scène intimiste signée Caroline Loeb, il revisite, à la sauce manouche, quelques-uns des succès de "The Voice": "Night and Day", The Lady is a Tramp", "Come Fly with Me"... Sans oublier une très belle interprétation de "Old Man River", un titre extrait de la comédie musicale "Show Boat" et un joli clin d'oeil à la chanson française avec "Les feuilles mortes".
En l'espace d'une heure, le public se retrouve transporté quelques décennies en arrière, lorsque son père, le comédien et chanteur Eddie Constantine, immortalisait le fameux personnage de l'agent secret Lemmy Caution. Entre deux morceaux, cet enfant de la balle se souvient de ses rencontres avec Sophia Loren, Ava Gardner...
"J'ai grandi avec Sinatra" rappelle Lemmy qui ajoute qu'il s'est pris de passion pour les gens du voyage lors d'un tournage de son père en Camargue. Deux univers qui se mêlent ici de manière audacieuse. Du coup, on regrette un peu que l'artiste mette si peu de passion dans l'évocation d'une époque dont il fut un témoin privilégié et qui nous fait tant rêver...

Jusqu'au 29 mars 2016, le mardi, à 19 heures, au Théâtre du Marais, 37, rue Volta, 75003 Paris. 
Tél.: 01.71.73.97.83. www.theatredumarais.com

16 févr. 2016

Luc Langevin: quand la magie devient savante

(c) Olivier Orhan
Parler de physique quantique durant un spectacle de magie est pour le moins inhabituel !
Et ce n'est pas la moindre des particularités de cet artiste québécois qui, avec son show intitulé "Créateur d'illusions", présenté pour la première fois en France, casse les codes de la profession. Créateur, Luc Langevin l'est assurément car avec lui, pas de lapin blanc s'échappant d'un chapeau ni d'assistante sexy disparaissant au fond d'une malle. Côté costume, le jeune homme a remisé les habituelles paillettes et vestes chatoyantes pour endosser simplement un jean et un tee-shirt. Mais c'est dans l'essence même de son art qu'il est le plus singulier. "Si vos plus grands rêves vous semblent inatteignables, croyez-moi, ce n'est qu'une illusion..." explique Langevin qui a décroché une licence en génie physique et une maîtrise en optique, histoire de mieux comprendre les tours qui ont dû le fasciner lorsqu'il était gamin. Et on imagine qu'il a plus souvent dévoré "De la terre à la lune" de Jules Verne ou les carnets de notes de Leonard de Vinci que la série du "Club des cinq"...
Tout au long d'un spectacle qui souffre parfois d'un manque de rythme, il alterne ainsi les tours de cartes, les démonstrations mathématiques, à partir de la date de naissance de certains spectateurs, transforme le fond de scène en aquarium ou propose un assemblage d'objets hétéroclites qui défie les lois de la pesanteur. Mais le plus impressionnant est sans doute un numéro de téléportation qui laisse le public sans voix. Ce qui n'est pas le cas de Luc Langevin qui prend un plaisir évident à décortiquer des phénomènes scientifiques qui nous dépassent, à expliquer l'inexplicable...

Jusqu'au 28 février, les mercredis, jeudis et vendredis à 20 h, le samedi à 15 h et 20 h et le dimanche à 15 h, au Casino de Paris, 16, rue de Clichy, 75009 Paris. Places: de 25 à 55 €.
Tél.: 08 926 98 926. http://www.casinodeparis.fr/

En tournée: les 8 et 9 mars 2016 au Théâtre André Malraux de Rueil Malmaison, le 11 mars au Radiant de Lyon, le 12 mars au Théâtre Beausobre de Morges, le 15 mars, au Théâtre Casino Barrière de Toulouse, le 16 mars au Pin Galant de Mérignac, le 18 mars au Colisée à Roubaix...

15 févr. 2016

"Duel, opus 2" fait encore mouche !

Laurent Cirade et Paul Staïcu se sont rencontrés en 2000 et depuis, ils se sont déjà livrés à plus de 1500 "duels" sur les scènes de 33 pays ! Leurs armes ? Un violoncelle et un piano. Accessoirement une scie, un fil de pêche, une chaise longue...et surtout une sacrée dose d'humour.
Avec ce "Duel opus 2", mis en scène par Agnès Boury, le duo donne l'estocade à la morosité ambiante, à grands coups d'archet et de gags burlesques. Côté répertoire, les musiciens puisent avec une égale jubilation dans les "succès" de Mozart, de Johann Strauss, d'Ennio Morricone, de Barry White, du Velvet Underground ou des Bee Gees.
Il faut voir Laurent maniant son instrument comme une broche de barbecue, tandis que Paul, couché par terre, joue sa partition au piano et à l'envers, pour comprendre à quel point ces artistes, tous deux issus du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, ne se prennent pas au sérieux. Outre des performances à quatre mains, une poétique séquence avec un piano-jouet et un "bébé" violon revêtu d'une couche-culotte ou une parodie d'"Il était une fois dans l'Ouest" avec des mini-claviers en guise de pistolets, on atteint des sommets avec la scène dans laquelle le violoncelliste, reconverti en infirmier, balade son acolyte en fauteuil roulant devant son clavier, pour un morceau de blues qui s'achève en "Marche funèbre".
Une fois encore, Laurent Cirade et Paul Staïcu font mouche avec ces désopilantes et virtuoses joutes musicales.

Du mercredi au samedi, à 19 h, au Théâtre du Palais-Royal, 38, rue de Montpensier, 75001 Paris.
Tél.: 01.42.97.40.00. Places: de 16 à 41 €. www.theatrepalaisroyal.com

"Madiba", un hommage sans Mandela ou presque...

(c) Julien Vachon
"Ce sont la musique et la danse qui me permettent de vivre en paix avec ce monde" peut-on lire dans le dossier de la comédie musicale "Madiba", imaginée par Jean-Pierre Hadida, qui signe également le livret avec Alicia Sebrien.
Une citation de Nelson Mandela que les créateurs ont choisi de prendre au pied de la lettre ! "Jamais un homme n'a été aussi présent pendant son absence..." explique encore le synopsis de cet hommage annoncé au héros sud-africain qui, hormis quelques scènes comme celle de la prison, assez réussie, n'apparaît qu'en filigrane. On peut aussi regretter que le personnage romancé de Winnie, les poncifs déclamés par le narrateur ou le tableau mettant en scène des femmes et des hommes exposant leurs griefs auprès du jeune avocat Mandela, frisent trop souvent la caricature. Les artistes ne sont  pas en cause car les chorégraphies et les danseurs sont efficaces et il y a de belles voix. Celles de Jean-Luc Guizonne (Sam Onotou) que les spectateurs ont notamment pu découvrir dans "Le Roi Lion", de Manu Vince, convaincant dans le rôle de Will ou encore Falone Tayoung qui incarne sa soeur.
"Madiba" est en fait un prétexte pour raconter l'histoire d'un amour impossible entre Will, un jeune noir militant et Sandy, la fille du chef de la police. Une bluette sentimentale, assortie de chansons qui ne resteront pas forcément dans les mémoires.
Si l'on comprend très vite que le parti pris est de proposer un divertissement musical, on peut tout de même s'interroger sur l'étrange absence de Miriam Makeba dans cette évocation de la lutte contre l'Apartheid...

Jusqu'au 27 mars 2016, les jeudis, vendredis, samedis à 20h30 et le dimanche à 15 h, au Comédia, 4, boulevard de Strasbourg, 75010 Paris. Tél.: 01.42.38.34.60. 
Places: de 23,50 à 75 €. www.le-comedia.fr




12 févr. 2016

Un Cabaret Extraordinaire....et fantasque

(c) Avril en septembre
"L'idée était de créer un Cabaret Extraordinaire avec des spectacles existants, des rencontres inédites...et une mise en scène qui respecte l'univers de chacun"explique Armelle Hédin, à l'origine de cette création collective. Pari réussi pour cette création, à géométrie variable, puisque suivant les représentations, 7 à 18 artistes se produisent dans cet étrange barnum, présenté par Maria Dolores. Une Madame Loyale  sensuelle et déjantée, qui mène tout ce petit monde à la baguette.
Lors de ses deux escales parisiennes, au Café de la Danse, le spectacle a permis de découvrir  Immo, un jongleur aussi à l'aise avec des balles de ping-pong que sur un monocycle géant, un très gracieux numéro de contorsion sur ruban, une séquence de roue allemande, le trio du Moustache Poésie Club, Christian Tétard, dit Jean-Jacques, un ancien violoniste professionnel endossant ici le costume de clown régisseur.... Sans oublier la voix prenante et émouvante de l'énigmatique Yanowski, accompagné par son fidèle pianiste Fred Parker ou encore la pétillante Élise Roche et ses copines des Sea Girls. Seule fausse note, peut-être, les Paraconteurs et leurs mimiques répétitives. Un cabaret aussi "extraordinaire" qu'extravagant qui conjugue, avec brio, humour et performances techniques.

En tournée: le 27 février 2016 au Centre Culturel Max Dormoy de Grand Quevilly à Rouen, le 8 avril à l'Espace 93 Victor Hugo de Clichy Sous Bois, le 9 avril au Centre Culturel Pompidou de Vincennes, le 15 avril au Palais des Festivals, Théâtre Debussy de Cannes, le 26 avril, à l'Embarcadère de Saint-Sébastien sur Loire de Nantes, le 6 mai au Relais Culturel d'Hagueneau (67)...

10 févr. 2016

Solidays: réservez vos places !

Depuis cet après-midi, 25 000 pass 3 jours sont disponibles, à partir de 39 €. sur www.solidays.com pour la nouvelle édition du Festival Solidays, aux couleurs du "Summer of Love" californien, qui se déroulera les 24, 25 et 26 juin prochains à l'Hippodrome de Longchamp.
Et, dès demain (jeudi 11 février), vous pourrez également réserver vos pass 2 jours, billets jour, billets nuit et pass camping. Parmi les premiers artistes annoncés: Ibrahim Maalouf, Cypress Hill, Louise Attaque, Jain, Flume, M83, Synapson, Naâman...


8 févr. 2016

Le Grand Orchestre du Splendid perpétue l'esprit de Ray Ventura

A l'Alhambra, l'autre soir, la formation fêtait ses 40 ans de carrière ! Quatre décennies à écumer les scènes de France et d'ailleurs pour entretenir la flamme des grands orchestres dans l'esprit de Ray Ventura et de ses fameux collégiens. Un succès dont les ingrédients font toujours recette: de la fantaisie,  un répertoire de chansons populaires entrecoupé de sketches et enfin un swing impeccable. Ajoutez à cela des musiciens dont le talent n'est plus à démontrer et vous comprendrez l'exceptionnelle longévité du Grand Orchestre du Splendid.....
(c) Didier Pallagès
Pas machos pour un sou, ces facétieux artistes ont d'ailleurs intégré trois éléments féminins: Alice Morvan et la pétillante Lou Volt au chant et Julie Saury à la batterie. Après un rapide coup d'oeil dans la salle, on réalise que le public a vieilli avec le Splendid. Normal sans doute puisque les chansons puisent principalement dans les années cinquante et soixante. A l'instar de l'album "Les années Splendid - Saison 1", sorti le 21 janvier dernier. Mené par un Xavier Thibault, toujours fringant, l'orchestre revisite ainsi "Les cornichons" de Nino Ferrer, "Le blues du dentiste" de Boris Vian et Henri Salvador, "Tu veux ou tu veux pas", un titre immortalisé par Marcel Zanini ou encore "Scoubidous". Après une première partie un poil trop longue, il faut attendre la fin de la seconde, plus enlevée, pour retrouver les "tubes" du Splendid: "Macao" et la démoniaque "Salsa du démon".
Et les fidèles peuvent se réjouir car la chorégraphie est toujours aussi énergique, avec grappe de raisin et balai, à l'appui ! Pour célébrer ce quarantième anniversaire, Le Grand Orchestre du Splendid annonce des festivités qui se poursuivront toute l'année.

Album "Les années Splendid - Saison 1" (Jazz Village).

4 févr. 2016

Benoît Dorémus: "J'écris à la première personne"

(c) Frank Loriou
"J'apprends le métier" chantait Benoît Dorémus dans "Pas en parler". Un premier album sorti en 2005 qui révélait un auteur compositeur, avec lequel il faudrait désormais compter
Depuis, il a enregistré "Jeunesse se passe" (produit par Renaud) puis "2020" (Prix Francis Lemarque de la Sacem).
Entretien avec un artiste sensible et attachant, avant la sortie officielle, demain (5 février), de son nouvel opus "En Tachycardie" pour lequel on confesse un coup de coeur...

Un album autoproduit, deux signés en major (EMI) et celui-ci en mode financement participatif. C'est la dure loi du métier ?
C'est assez typique de ma génération et du modèle économique. Signer avec une Major pour deux albums, c'était assez inespéré. Lorsque tout s'est effondré, j'ai été déçu. C'est difficile de ne pas le prendre pour soi. Ce métier, c'est ma vie et ma passion. Cela dit, ce ne sont pas les gens qui m'ont "lâché" mais le système.
Cette filiation systématique avec Renaud, ce n'est pas agaçant à la longue ?
C'est à la fois agaçant et flatteur mais ça se calme un peu. Je ne peux pas renier son influence sur mon travail. Sans lui, je n'aurais sans doute jamais écrit. Nous sommes copains dans la vie mais, hormis pour l'album "La Bande à Renaud", j'essaie de garder une certaine distance. Francis Cabrel a un peu sauvé l'histoire !
C'est-à-dire ?
Il a découvert mon travail lors des rencontres d'Astaffort et m'a proposé de travailler chez lui durant une semaine. Un mois plus tard, il m'a proposé d'assurer ses premières parties. Du coup, je me vois maintenant dans le regard du public de Cabrel. Il joue même du banjo sur un titre ("Aïe ouille").
Vous avez également croisé Alain Souchon ?
Je rêvais qu'il vienne chanter une phrase sur un titre ("Dernièrement (acte V)". Son fils Ours m'avait dit: ne t'inquiète pas, mon père va l'enregistrer sur un dictaphone. Quatre jours avant de mettre la touche finale sur l'album, Alain Souchon m'a appelé pour me dire, je prends mon vélo et je viens demain chez vous. C'était un 15 août et je suis rentré en urgence pour faire un grand ménage dans mon appartement. Il est arrivé avec 1/2 heure d'avance. Je ne sais pas comment il a trouvé mon appartement car il y a 3 digicodes dans mon immeuble et plusieurs paliers. Quand il a sonné, je m'apprêtais à aller acheter des chouquettes !
Quelle est la signification des actes qui apparaissent au fil de vos albums ? 
Je raconte mon parcours professionnel dans la musique, de mes débuts en passant par ma rencontre avec Renaud, la crise du disque... Comme je suis un passionné de théâtre, j'ai fait ma tragi-comédie en 5 actes !
Votre chanson "Marque ton stop que j't'embrasse" pourrait servir de campagne pour la Sécurité Routière, non ?
Je ne supporte pas l'abus d'alcool. Il fallait juste trouver un angle pour en parler.
"20 milligrammes" évoque un sujet douloureux ?
C'est un texte qui a été dur à écrire. Il est plus facile de raconter ses galères d'amour que les périodes de stress, l'angoisse. Mais, la pudeur n'est pas autorisée dans le mode d'expression que j'ai choisi. J'écris à la première personne. Je ne sais pas faire autrement.
Vous avez signé tous les textes et la plupart des mélodies ?
Oui. Il y a juste deux musiques qui ne sont pas de moi. Celle de "Lire aux chiottes" est d'Archimède et celle de "Ton petit adultère" a été composée par Maxime Le Forestier. J'avais écrit un petit texte et je n'arrivais pas à trouver la mélodie. Maxime a proposé de m'aider et trois jours plus tard, il m'a appelé pour me dire que c'était fait !
"Lire aux chiottes", c'est un peu votre Madeleine de Proust ?
C'est vrai que cela me ramène à des souvenirs d'enfance, lorsque mes frères et ma soeur tapaient à la porte parce que restais enfermé durant des heures. C'est aussi un hommage à mes parents qui m'ont encouragé à lire... quel que soit le cadre ! Je ne suis pas un adepte de la chanson paillarde mais j'ai aimé cette manière incongrue d'évoquer mes découvertes littéraires. C'est toujours un moment de détente dans la salle, lorsque je la chante.
Aujourd'hui, la chanson "J'apprends le métier" n'est plus vraiment d'actualité ?
Je ne veux plus l'interpréter sur scène car je n'en suis plus là. J'ai envie qu'on me prenne au sérieux. Je l'ai écrite à 22 ans, mais il n'est pas exclu que je la ressuscite un jour...


Les 23, 24 et 25 mars 2016, à 19h30, aux Troix Baudets, 64, boulevard de Clichy, 75018 Paris. Tél.: 01.42.62.33.33. Places à 18€. http://www.lestroisbaudets.com/

En tournée:  le 10 mars à Toulouse, les 11 et 12 mars à Lyon, le 4 mai au Festival "L'Air du Temps" de Lignières, le 23 mai au festival "Parole et Musique" de Saint-Etienne, les 2 et 3 juin à Fougères, le 4 juin au Festival "En Bonne Voix" de Pessac, du 7 au 29 juillet, au Festival d'Avignon...

3 févr. 2016

Des news, des news...

- Rhoda Scott "Lady Quartet". La prêtresse de l'orgue Hammond sera les 4 et 5 mars prochains, à 21 heures, au Sunset avec ses complices, les saxophonistes Sophie Alour et Lisa Cat-Berro et Julie Saury à la batterie. Deux concerts exceptionnels durant lesquels elle enregistrera son nouvel album "Live au Sunset".  En special guests: Géraldine Laurent, Anne Paceo (Nous venons d'apprendre la disparition - le 4 février - de la chanteuse américaine La Velle qui devait se joindre aux invitées).

Sunset, 60, rue des Lombards, 75001 Paris. Tél.: 01.40.26.46.60.
www.sunset-sunside.com

- Rokia Traoré. Afin de célébrer la sortie officielle de "Né So", enregistré entre Bruxelles et Bristol, avec des musiciens auditionnés dans tout l'Ouest africain, la chanteuse malienne sera en showcase et dédicace à la Fnac Saint-Lazare, le 12 février, à 18 heures. L'occasion de découvrir ce sixième album qui ouvre sur "Keni". Une chanson, en bambara, dans laquelle elle affirme: Un but doit avoir sa raison. A la base de toute réussite, il y a une raison. A la base de tout échec, il y a un but sans raison..."

Passage du Havre, 
Forum des rencontres niveau 3
109, rue Saint-Lazare, 75009 Paris

Cheick Tidiane Seck: "Je prône un monde pluriel"

(c) Philippe Savoir
La notoriété de ce charismatique chanteur et claviériste a largement dépassé les frontières de son Mali natal. Après avoir travaillé avec le Super Rail Band de Bamako, Salif Keita, Joe Zawinul, Ornette Coleman, Wayne Shorter, Joe Zawinul... Cheick Tidiane Seck a enregistré son premier album solo "Mandingroove", en 2003. Deux autres suivront: "Sabali" puis "Guerrier" (en 2013). Un troisième opus, dans lequel il a assuré toutes les parties vocales et instrumentales. Des chansons qui parlent d'amour, de respect mais aussi de l'injustice, de l'émigration...Entretien avec un humaniste convaincu, quelques jours avant son départ pour Bamako.
- Pourquoi as-tu attendu l'âge de 50 ans pour sortir un premier album en ton nom ?
Parce que je ne me suis jamais construit le destin de quelqu'un qui souhaite se mettre en avant. Je suis au service de la musique, j'essaie juste de la magnifier. Je suis fier car de nombreux musiciens sont venus à mon école ! C'est une posture qui me convient. Je suis un passionné sans calcul.
- Une passion qui t'a parfois joué des tours ?
C'est vrai. Mes propos et ma démarche ne plaisent pas à tout le monde. Je combats, avec la même énergie, le racisme anti-noir et le racisme anti-blanc. Je prône un monde pluriel.
- C'est vrai que la voix d'Aretha Franklin a une résonance particulière pour toi ?
Elle me fait penser à celle de ma mère. Elle avait une voix magnifique et j'étais son premier fan. Elle a toujours refusé qu'on l'enregistre. Alors je la retrouve en écoutant Aretha Franklin. A la mort de mon père, alors que j'avais tout juste un an, elle a déclaré qu'elle allait épouser les enfants de la terre. Ce qu'elle a fait jusqu'à l'âge de 90 ans.
- Peux-tu nous parler de la reformation des Ambassadeurs ?
Cela a permis de raviver une certaine complicité, de renouer avec les bons moments que nous avions vécus. Nous sommes du même socle. L'aventure aurait pu se poursuivre, mais certains y ont vu une menace pour leur propre carrière.
Mais tu as d'autres projets ?
Je vais bientôt aller à Mexico pour le "Festival des cultures en résistance" dont je suis le parrain. J'envisage également de créer ma propre structure pour préserver mon indépendance et enregistrer des albums qui portent de vrais messages pour l'humain. J'aimerais aussi faire un disque de piano solo et travailler avec des musiciens bretons. Le son des cornemuses est quelque chose qui me parle.
Et il y a toujours cet opéra sur Abucabar II ?
J'ai commencé à travailler dessus. Cela fait déjà un moment que j'ai envie de raconter l'histoire de cet empereur mandingue dont on dit qu'il a découvert l'Amérique bien avant Christophe Colomb !
Tu as de nombreux surnoms. Celui de "Guerrier"est-il plus proche de toi ?
On m'a  appelé "Che". Un personnage que j'estime parce qu'il a eu le courage de tout plaquer pour aller aider les cubains. Ou encore "Black Buddha", sans doute parce que j'essaie toujours de trouver la solution, quelle que soit la gravité de la situation. C'est une forme d'abnégation et de sagesse. Mais c'est vrai que le surnom de guerrier me plaît bien. Un guerrier pacifiste qui mène un juste combat pour fédérer les énergies autour de l'union sacrée...

1 févr. 2016

Rendez-vous...

- Touche Française # 2. Après le succès de la première édition en octobre 2014, le Théâtre du Rond-Point se met à nouveau à l'heure de la chanson française. A l'affiche: Rita ! Une fête aux Rita Mitsouko (avec la participation de Matthieu Chedid, Izia, Luce, Nosfell, Adrienne Pauly, Olivia Ruiz et Sabrina Sciubba), Thomas Fersen, Fishbach, Ben Mazué, Miossec...
Fil rouge de ces concerts réunissant artistes connus et à découvrir, la notion de "désobéissance", appliquée à la chanson...

Les 4, 5 et 6 février, au Théâtre du Rond-Point, 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, 75008 Paris.
Tél.: 01.44.95.98.21. http://www.theatredurondpoint.fr/

- Blues autour du Zinc. Depuis vingt ans déjà, bon nombre d'amateurs de blues prennent la route de ...Beauvais ! La ville est en effet le théâtre d'un des festivals les plus prisés du genre. Pour l'édition 2016 (la 21ème donc), pas moins d'une cinquantaine d'artistes venus des États-Unis, de Hollande, d'Angleterre, de Belgique et des 4 coins de l'hexagone se retrouveront au Théâtre de Beauvais, à La Maladrerie, à l'Auditorium Rostropovitch, à l'Ouvre-Boîte, à l'Audirotium...Et bien sûr dans les bars de la ville. Au programme: Jimmy Johnson, Faada Freddy, Bettye LaVette, Rover..., une soirée ciné-concert avec le documentaire "Les démons du blues" de Greg Vasseur (accompagné par le guitariste Baptiste Vayer), des animations en milieu carcéral, du blues au féminin...

Du 17 au 26 mars 2016, à Beauvais. Infos sur www.zincblues.com