24 déc. 2014

Spectacles pour enfants


Faute de neige, vous avez renoncé aux vacances à la montagne ? Voici une sélection de spectacles parisiens qui s'adressent au jeune public et à ceux qui ont gardé leur âme d'enfant...


(c) Charlotte Spillemaecker
Peter Pan. Ce spectacle mis en scène par Guy Grimberg revisite, en version comédie musicale, l’œuvre la plus populaire de Sir James Matthew Barrie. Peter Pan, le garçon qui refuse de grandir, mène joyeusement la troupe de chanteurs, danseurs et comédiens sur les rives du Pays Imaginaire. Et les enfants Darling : Wendy, John et Michaël s’élèvent vraiment dans les airs !
Tous les jours à 14 heures, à Bobino, 20, rue de la Gaîté, 75014 Paris. Réserv. Sur www.bobino.fr ou au 08 2000 9000. Prix : de 22 à 37 €.

(c) Fabienne Rappeneau
Le Magicien d’Oz. On se souvient du film de Victor Fleming, avec Judy Garland. L’histoire de Dorothy et de ses complices le lion poltron, l’épouvantail et l’homme en fer blanc est ici mise en scène et chorégraphiée par Jeanne Deschaux (Le Violon sur le Toit, Grease, Aladin…).
Avec dix chanteurs, danseurs et comédiens qui nous emportent avec une belle énergie dans l’univers féérique du Magicien d’Oz.
Jusqu’au 4 janvier 2015, tous les jours à 15 h 3O, sauf jeudis 25 déc.et 1er janvier, à l’Alhambra, 21, rue Yves Toudic, 75010 Paris. Tél. : 01.40.20.40.25. Prix : 22 et 25 €. www.alhambra-paris.com

(c) Fabienne Rappeneau
Le Chat Botté. Une version burlesque et haute en couleurs du fameux conte de Perrault, avec des personnages et des dialogues bourrés d’humour. Un spectacle qui ravira les plus jeunes et amusera aussi les parents !
Jusqu’au 4 janvier 2015, tous les jours, à 17 heures (sauf le 25 déc. et le 1er janvier), à l’Alhambra.

L’Arche Déglinguée. Au cours d’un télé-crochet original, dix bestioles résolument rock’n’roll tentent de gagner une tournée intersidérale à bord de l’Arche Déglinguée.
Pour départager les candidats, le public doit taper des mains afin de faire grimper «  l’applaudibête ».
Les 26, 27 et 30 décembre 2014, et le 3 janvier 2015, à 14 heures, aux Bouffes Parisiens, 4, rue Monsigny, 75002 Paris. Tél. : 01.42.96.92.42. Places : de 12 à 25 €. www.bouffesparisiens.com

Merlin. Chansons, humour, mystère et philtres d’amour dans le chaudron du fameux magicien qui réunit autour de lui quelques personnages incontournables comme Arthur et sa fidèle épée Excalibur, un dragon rigolo, une méchante fée…
Les 26, 28, 30 décembre 2014 et le 2 janvier 2015, à 14 heures. D’autres dates en janvier et février (voir sur le site), au Théâtre du Gymnase, 38, bd Bonne Nouvelle, 75010 Paris. Tél. : 01.42.46.79.79. Places : de  10 à 22 €. www.theatredugymnase.com

Aladin. Mis en scène par Jean-Philippe Daguerre, ce spectacle réunit 9 comédiens, chanteurs et danseurs qui incarnent plus d’une quarantaine de personnages. Le tout dans des décors des Mille et Une Nuits, avec musiques, chorégraphies, combats et quelques numéros d’illusions.
Le 27 déc. A 14 h, le 29 déc. à 14 h et 16 h 30, les 3, 12 et 25 janvier 2015, à 14 h et autres séances jusqu’au 22 mars 2015 ‘voir dates sur le site), au Théâtre des Variétés, 7 bd Montmartre, 75002 Paris. Tél. : 01.42.33.09.92. Places : de 10 à 36 €.  www.teatre-des-varietes.fr

Zorro. On suit avec plaisir les aventures du célèbre vengeur masqué et de ses fidèles compagnons Bernardo et Tornado. Au menu : combats de cape et d’épées, intrigues et ambiance flamenca.
Les 26, 28, 30 décembre 2014 et les 2 et 4 janvier 2015, à 14 h,  également quelques dates en février (voir sur le site), au Théâtre des Variétés.

Alice. Dernières représentations pour ce spectacle qui affiche complet depuis maintenant 6 ans ! Sur scène : pas moins d’une trentaine de personnages nous embarquent dans un univers enchanté qui mêle théâtre, musique live, chansons, vidéo et danse.
Les 28, 29 et 30 décembre 2014 et le 2 janvier 2015, à 14 h 30, au Théâtre Saint-Georges, 51, rue Saint-Georges, 75009 Paris. Tél. : 01.48.78.63.47. Places : de 10 à 30 €. www.theatre-saint-georges.com

Annie Grandjanin




Le charme espiègle et pétillant des Swinging Poules

(c) Marie-Béatrice Seillant

Avec leurs jupes à pois bouffantes, elles affichent un petit côté désuet, très années cinquante. Côté répertoire, elles puisent dans des standards de la chanson française mais ont aussi déniché quelques perles méconnues (ou presque)  comme « Stop » d’Aimé Barelli ou « Neurasthénie » de Ricet Barrier (et B. Lelou).
Aguicheuses, drôles, faussement ingénues et parfois vraiment féroces, ces demoiselles se livrent sur scène à de délirantes joutes musicales, taillant au passage quelques costards à la gent masculine. A la fois chanteuses et comédiennes, Florence Andrieu, Charlotte Baillot et Caroline Montier n’ont pas grand-chose à voir avec les gallinacées dont elles ont emprunté le nom. A l’évidence, ces poules là ont davantage fréquenté les scènes lyriques que les basses-cours ! On retiendra notamment une reprise décapante de « Fever », le poétique « Syracuse » où elles prennent des poses de cartes postales ou encore la version féminisée de « Tu t’laisses aller ». Sur des arrangements originaux et avec la complicité de leur pianiste (pas toujours à la hauteur vocalement) les Swinging Poules nous offrent ici un spectacle rythmé aussi réjouissant que réussi. Et, lorsqu'elles revisitent le fameux "Dansez sur moi" de Nougaro, on ne résiste pas à l'envie d'abandonner son siège. A voir absolument pour oublier, l’espace d’une heure, la morosité ambiante…
Annie Grandjanin

Jusqu’au 4 janvier, les samedis et dimanches, à 18 heures,  au Grand Point Virgule, 8 bis, rue de l’Arrivée, 75015 Paris. Tél. : 01.42.78.67.03. www.legrandpointvirgule.com


17 déc. 2014

AC/DC, mise en vente demain pour le Stade de France


En tournée avec son "Rock or Bust World Tour", le mythique groupe australien a vendu 50 000 places pour son concert au Stade Letzigrund de Zurich (le 5 juin) en six minutes à peine  !
Un record à battre puisque, dès demain, jeudi 18 décembre à 10 heures,  les locations seront ouvertes pour l'unique escale chez nous d'AC/DC au Stade de France, le 23 mai 2015, à 20 heures. Un beau succès pour AC/DC dont l'album "Rock or Bust" (sorti le 1er décembre dernier) caracole en tête des charts.
Places; de 78,50 à 89,50 €.
Loc. points de vente habituels et sur www.stadedefrance.com
- Stade de France complet en une heure ! Date supplémentaire le 26 mai 2015...

13 déc. 2014

François Constantin nous met de bonne, bonne humeur...

Percussionniste réputé, il a joué aux côtés de Véronique Sanson, Florent Pagny, Michel Sardou ou Johnny Hallyday.
Pour « Mon manège à moi, mes 400 coups » (mis en scène par Grégori et Stéphane Baquet), François a choisi de se glisser dans « Les pantoufles » de son père Jean Constantin, en reprenant quelques-uns de ses succès. Difficile, en un peu plus d’une heure, de faire le tour de l’apport paternel au répertoire français, alors le chanteur et musicien nous régale avec un florilège de pépites. De « Ma petite rime » à « Fleur de papillon » (textes de Jean Drejac) en passant par  « Mon truc en plumes » (Bernard Dimey/Jean Constantin),  « Aimez-vous Liszt », "Mets deux thunes dans l'bastringue",  ou « Mon manège à moi » (F. Constantin/N. Glanzberg), c’est tout un pan de l’histoire de la chanson qu’il fait revivre sur scène.
Un tour de chant assorti d’images, de témoignages et d’anecdotes comme la rencontre de son père, à la Villa d’Este,  avec le cinéaste François Truffaut qui lui demandera de composer la musique du film « Les 400 coups ».
Pour s’adapter au lieu, François Constantin a du réduire l’orchestre qui l’accompagnait à l’Européen le 21 octobre dernier. Mais ce musicien avisé a eu la bonne idée conserver deux belles pointures : Léonardo Montana au piano et Kevin Reveyrand à la contrebasse.
Si on parle d’hommage, celui-ci n’a évidemment rien de compassé ni de pantouflard ! Nous, on perçoit plutôt une déclaration d’amour trépidante et enjouée. Il faut le voir délaisser ses congas pour jouer de la baguette sur les murs, le sol ou l’extincteur voisin, pour réaliser à quel point cet artiste est « habité » par la musique et des morceaux qui ont pourtant plus d’un demi-siècle ! Une sacrée performance à laquelle les mélodies intemporelles et joyeuses de son papa ne sont évidemment pas étrangères. 
Un spectacle dont on sort de bonne, bonne humeur !
Annie Grandjanin

Jusqu’au 20 décembre, du mardi au samedi, à 21h30, aux Déchargeurs, 3, rue des Déchargeurs, 75001 Paris. Tél. : 01.42.36.00.50.

12 déc. 2014

« Têtes de lard »… ou du cochon ?


(c) Katia Maeder
A l’affiche du Café de la Gare, la pièce de Bernard Fructus « Têtes de lard », mise en scène par Tim Remis est pour le moins déroutante ! On ne peut s’empêcher de songer à cette expression populaire «C’est du lard ou du cochon ?» qui traduit l’embarras et la perplexité. 
Le point de départ (et de désaccord) de cet étrange huis-clos dans la boucherie de la famille Ginesty est justement l’arrivée d’un cochon, surnommé Raoul, que le fils se propose de débiter clandestinement pour en tirer un maximum de bénéfices. Un projet qui va déclencher tout une série de réactions inattendues et réveiller de vieilles rancœurs.  La distribution est plutôt réussie, notamment en ce qui concerne les rôles féminins. Carole Massana est parfaite dans le rôle de Leonne, la matriarche autoritaire et forte en gueule qui trompe ses angoisses en pliant des sacs plastique. Morganne Bontemps nous touche dans celui de Charlotte, la fille paumée qui cherche le grand amour auprès d’un homme marié. Les comédiens sont également convaincants. Timothée Manesse parvient presque à nous rendre sympathique le personnage de Barnabé, un vaurien de petite envergure. Quant à Loïc Legendre, il est ambigu à souhait dans celui du fils qui a repris le tablier de boucher paternel.
On crie beaucoup, on s’étripe…tandis que Raoul (coaché par Antoine Laurent) manifeste sa désapprobation à grands coups de grognements. Difficile de dire si on aime ou pas. Ce qui est sûr, c’est que cet OVNI théâtral ne laisse pas indifférent.
Annie Grandjanin

Lundi, mardi à 20 h 30, vendredi et samedi à 22 h et le dimanche à 19 h, jusqu'à fin janvier 2015,
au Café de la Gare, 41, rue du Temple, 75004 Paris. Loc. : 01.42.78.52.51. www.cdlg.fr



11 déc. 2014

« ABADABA » et la magie opère


(c) Hervé Photograff
(c) Hervé Photograff
Proposer un spectacle qui captive les enfants du début à la fin demande un subtil dosage entre divertissement et poésie. Ajoutez à cela des personnages à tête de chien, de cochon ou de cheval, un rideau de peluches, des projections sur écran, des numéros de cirque, un plateau tournant figurant un manège à l’ancienne, des costumes rigolos et des comptines comme « Pomme de reinette et pomme d’api » ou « Une souris verte », en version électro-pop avec des musiciens en live (le groupe T’N’T)…et vous avez tous les ingrédients d’ « Abadaba », le programme de fin d’année présenté par le Cirque Electrique.
De quoi ravir les bambins (à partir de 2 ans) et leurs parents qui ne manqueront pas d’être impressionnés par les performances de Tom Fire au mat chinois, de la contorsionniste, des jongleurs ou de la gracieuse trapéziste qui fait voler sa longue robe blanche au-dessus du public. Un spectacle qui se termine en free kids party au bar à sirop du chapiteau, avec musique et ballons.
« Enfin enfants ! Sortez vos parents ! » recommande l’affiche. A suivre à la lettre, évidemment…
Annie Grandjanin

Jusqu’au 21 décembre, les mer. sam. et dim. à 11 h et 15 h et du 25 au 28 décembre, tous les jours à 15 heures, au Cirque Electrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris. Places : 16 € et tarifs réduits à 10 et 12 €.
Info. Et Résa. Au 09.54.54.47.24 – reservation@cirque-electrique.com.
www.cirque-electrique.com

9 déc. 2014

Julia Sarr : « J’ai emmené le piano au milieu de la savane !»


(c) Joseph Johansson
Originaire de Dakar et installée à Paris depuis de nombreuses années, Julia est à la croisée de l’Afrique et de l’Occident. A l’image de son très bel album afro-jazz « Daraludul Yow » dans lequel sa voix pure s’élève pour évoquer, en wolof, la condition des femmes, les enfants et l’exil. Après avoir chanté aux côtés de Lokua Kanza, Richard Bona, Youssou N’Dour, Salif Keita, Oumou Sangaré, Alpha Blondy ou MC Solaar, elle a décidé d'enregistrer ses propres chansons (dont elle a signé la plupart des textes et musiques). Elle est accompagnée ici  de cinq solides pianistes : Jean-Philippe Rykiel, Bojan Z, Mario Canonge, Fred Soul et Samuli Mikkonen. Rencontre avec une belle artiste à découvrir d'urgence.
On évoque une gestation de plus de 5 ans pour « Daraludul Yow ». C’est un peu long, non ?
J’ai pris beaucoup de temps car il s’agit d’une autoproduction enregistrée avec des moyens artisanaux. J’ai du procéder étape par étape. Je n’ai jamais eu l’occasion de lui dire mais je remercie Christophe Maé que j’ai accompagné comme choriste durant 5 ans en tournée. Grâce à mes cachets, j’ai pu financer l'album !
Que signifie le titre ?
Il veut dire : rien d’autre ni personne que toi. C’est la complainte d’amour d’une femme désespérée qui demande à son mari de ne pas prendre une seconde épouse.
Vous avez choisi de privilégier le piano. Pourquoi ?
J'aime dire que j’ai emmené le piano au milieu de la savane ! C’était un pari. On m’a découragée au début en me disant que cela sonnerait trop jazz. La viole d’amour, la kora, le ngoni ou les chœurs donnent une touche organique à l’ensemble. Je trouvais que l'idée de la musique africaine autour du piano était originale. J’évoque souvent ma « presque » double culture. La musique de Ravel me fait autant voyager que celle des griots. Un seul genre musical ne suffit pas à nourrir mon âme.
Pouvez-vous nous parler de votre rencontre avec Miriam Makeba ?
J’ai accompagné Lokua Kanza à Johannesburg. Il avait réalisé un album («Homeland ») pour elle et j’avais fait la voix témoin, en « yaourt ». Au départ, je devais participer aux chœurs. Une fois là-bas, j’ai eu l’opportunité d’écrire deux couplets en anglais sur le titre « Lindelani » car le texte initial ne plaisait pas à Miriam Makeba. Je conserve le souvenir d'une femme malicieuse, d'une maman. Elle m’a offert un bijou pour mon anniversaire. Je n’ai réalisé son statut d’icône que lorsque je l’ai vue sur scène.
 Quel a été le déclic pour tenter l'aventure en solo ?
J’avais déjà enregistré un disque chez No Format. J'aime aussi être choriste, cela me pousse à être polyvalente. Je vais travailler prochainement avec Francis Cabrel et j’ai hâte d’entrer dans son univers, sa maison.  Mais j'ai toujours besoin d'explorer d'autres territoires dans la chanson. Dans "Daraludul Yow" je raconte mes histoires, avec mes émotions et mes mots.
Propos recueillis par Annie Grandjanin

Le 18 décembre, à 20h30 au Théâtre Cinéma de Fontenay-le-Fleury et le 30 janvier 2015 à 20h30, à l’Alhambra (Festival « Au fil des Voix »), 21, rue Yves Toudic, 75010 Paris. Tél. : 01.40.20.40.25. www.alhambra-paris.com
Album « Daraludul Yow » (L’Autre Distribution).


Des news, des news...


           - Festival les Aventuriers. Coup d’envoi ce soir de ce rendez-vous des amateurs de rock, pop, électro…qui fête cette année son dixième anniversaire. Au programme : les californiens Tuxedomoon, le quatuor de pop psychédélique Moodoïd, mené par Pablo Padovani, Slow Joe, Gang Four qui offrira aux spectateurs la primeur de son nouvel album ou encore le groupe toulousain Zebda. A noter, le 15 décembre, la projection en avant-première du film « Whiplash » de Damien Chazelle (au cinéma le Kosmos).
-         Du 9 au 19 décembre, à Fontenay-sous-Bois (Espace Gérard Philipe et salle Jacques Brel). Navette gratuite A/R au départ de Paris Nation. Rens. et rés. au Service Culturel de Fontenay-sous-Bois, 166, bd Galliéni. Tél. : 01.71.33.53.35. Loc. sur Digitick.com. Tarifs : 13 € et 7 € (- 25 ans) pour la salle Gérard Philipe et 18 €, 11 € (tarif réduit) et 7 € (- 25 ans) à l’Espace Jacques Brel. Pass 5 concerts à 40 €.    http://www.festival-les-aventuriers.com

     - Concours de chanson des Mémoires de la Mer. Proposé par le Centre International de la Mer-la Corderie Royale et l’Association Hermione-La Fayette, ce concours, ouvert aux interprètes amateurs ou professionnels, est doté d’un prix de 1000 € et d’un concert sur scène à Rochefort en 2015. Pour participer, il suffit de s’inscrire en ligne et de déposer son enregistrement avant le 5 février prochain. Variété, pop folk, rap…en anglais ou en français, tous les genres sont acceptés. Attention au hors sujet puisque seules les chansons sur le thème de « l’Amérique et la mer » seront admises…

Et hop, dans la hotte !


En panne d’inspiration pour boucler votre liste de cadeaux ? Voici quelques suggestions de CD, DVD, livres
à glisser sous le sapin…
-« We love Disney 2 » (Mercury/Universal). De nouvelles versions des grands thèmes musicaux des films de Disney revisités par des artistes de la scène française. Avec notamment: :  Olivia Ruiz dans « Les Aristochats », Kendji interprétant « Belle Nuit », extrait de La Belle et le Clochard, une reprise enlevée du générique de Zorro par Thomas ou encore Elie Semoun « en duo » avec Henri Salvador pour « Sous l’océan » (La Petite Sirène).
 Led Zeppelin IV » et « Houses Of The Holy » (Warner). Après le succès des rééditions des albums 1, 2 et 3, n’hésitez pas à compléter votre collection avec ces deux nouvelles pépites, produites et remastérisées par Jimmy Page himself ! En bonus avec chaque album, un disque de contenu audio inédit.
-« Alain Souchon & Laurent Voulzy » (Parlophone) La belle surprise de cette fin d’année puisqu'ils nous promettaient cet album de duos depuis quelques années déjà. Un disque qui scelle quarante ans d'amitié et de complicité artistique !
-« Autour de Nina » (Verve). Onze ans après sa disparition, dix artistes rendent hommage à Nina Simone en reprenant quelques-uns de ses succès. On retiendra notamment Melody Gardot dans « Four Women », Ben l’Oncle Soul avec l’incontournable « Feeling Good »,  Sophie Hunger dans une belle version de « I put the Spell on You » sans oublier Gregory Porter qui prête son timbre profond à « Black is Te Color (of My True Love’ air) ».
-« REMTV » (Warner). 6 DVD regroupant les apparitions et performances du groupe REM sur la chaîne MTV, de 1983 à 2008.
25 ans d’images pour suivre l’évolution de l’une des formations les plus emblématiques des années 80.
-“Pop Rock Station By Zegut, volume 3”. Un coffret de 4 CD (62 titres – 5 heures de musique), enrichi d’un livret de 16 pages rédigé par Francis Zegut. Une sélection du célèbre animateur de RTL 2 qui reprend les thématiques de l’émission avec des classiques, des titres live, des morceaux moins connus…de Duran Duran à The Cure en passant par Coldplay, Whitesnake, Marillion…
-« Cœur libre – Anthologie 1951-1987 » (Mercury/Universal). 
En 13 CD, 300 titres de Mouloudji, dont 5 inédits, 10 en versions alternatives et 147 jamais enregistrés sur CD. Histoire de rappeler qu'il n'a pas seulement chanté "Comme un p'tit coquelicot"... 

-« Nothing Has Changed » - David Bowie (Warner). Un very best of en 3 CD, célébrant les 50 ans de carrière du chanteur, de 1964 à 2014. Avec en bonus, « Sue (Or In A Season Of Crime) », un nouveau single inédit spécialement enregistré pour l’occasion avec la complicité de Tony Visconti.
-« Stratégie de l’inespoir », Hubert-Félix Thiéfaine (Columbia/Sony). A chaque production, l'artiste met la barre toujours plus haute et celle-ci est tout simplement magnifique. Tardivement mais doublement récompensé aux Victoires de la Musique 2012 pour "Suppléments de mensonge", on prend le pari que ce nouvel opus ne devrait pas passer inaperçu lors de la prochaine cérémonie...
-"Rock or Bust", AC/DC (Columbia/Sony). Gros succès annoncé pour ce nouvel album (peut-être le dernier ?) du groupe australien, enregistré au printemps dernier à Vancouver (au Warehouse Studio). Produit par Brendan O'Brien et mixé par Mike Fraser, il succède à "Black Ice" qui s'est vendu à plus de huit millions d'exemplaires ! 
-« Everybody Knows – Leonard Cohen » (Editions de La Martinière). 
Un très beau livre signé par Harvey Kubernik, qui fut notamment le directeur de MCA Records.
Au fil des 224 pages consacrées au chanteur canadien qui a fêté ses 80 ans en septembre dernier, on découvre des témoignages de ses proches, des anecdotes, de nombreuses citations de LC, des photos originales, une discographie complète...Pour les fans de l’auteur de « Hallelujah » et les autres.




6 déc. 2014

Des élans… surréalistes



« Dans nos métiers, le plaisir n’a de sens que s’il est partagé » confie Laurent Serrano qui a signé l'adaptation et la mise en scène de ce spectacle baptisé « Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles ». 
Et le plaisir est bien là. Celui du public, à l'évidence, mais aussi celui d’Emmanuel Quatra, Benoît Urbain et Pascal Neyron qui évoluent, avec aisance, dans cet univers absurde et décalé. Vêtus de costards-cravates, les trois complices, un verre à la main, devisent sur Verlaine que l’un prétend avoir croisé la veille, le cinéma japonais, le choix du pop-corn sucré ou salé ?, les hauts et les bas d’une ex-petite amie, ce bout d’arc-en-ciel à vendre…sans oublier un plan drague calamiteux où l’objet des élans…amoureux est en fait un proto-type (mi-homme, mi-femme ) !
Mais au-delà de ces sketches que certains comparent volontiers aux fameux « Diablogues » de Roland Dubillard, la jubilation vient surtout avec les intermèdes musicaux. A cappella ou s’accompagnant à la guitare, au piano et au valisophone (un instrument trafiqué à partir d’un manche en bois planté dans une valise), les comédiens-chanteurs ponctuent leurs échanges verbaux…et verbeux, de reprises réussies et très personnelles de « Chanson d’automne » (P.Verlaine/C.Trénet),  « Summertime Blues » d’Eddy Cochran, « They can’t take that » (I. et G. Gershwin) ou « Une bouteille à la mer » (C. Nougaro et M.Vander). Le tout, entrecoupé de compositions originales de Benoît Urbain comme  le surprenant « Extraterrum ». Logique, puisque le trio aborde aussi la question des extra-terrestres...
Annie Grandjanin

Du mardi au vendredi à 21 heures, le samedi à 16h30 et 21 heures, au Théâtre Michel, 38, rue des Mathurins, 75008 Paris. Tél. : 01.42.65.35.02. www.theatre-michel.fr