28 juin 2014

"Terres du Son": la vie de château !

(c) Maxime Hillairaud
Situé près de Tours, dans un domaine où se dresse le château de Candé (choisi par Wallis Simpson et le Duc de Windsor pour célébrer leur mariage en 1937), « Terres du Son » est sans doute l’événement estival le plus important de la région Centre. Pour sa dixième édition, le festival propose 90 groupes qui se produiront sur les dix espaces scéniques. Les spectateurs pourront ainsi applaudir des artistes comme M., Détroit, Woodkid, Cats On Trees, Ayo, John Butler Trio, Vitalic VTLZR, Gaëtan Roussel, Mayra Andrade, Winston McAnuff & Fixi, Ben Oncle Soul, Breton, Barcella, Staff Benda Bilili…mais aussi trois créations, trois cartes blanches et les 4 coups de cœur TDS.
Au programme également « La Bulle » proposant des projections à 360 °, des peintres, graffeurs et plasticiens invités par l’Association La Cambrousse, un village gastronomique, un éco village, un espace jeune public avec des initiations à la danse, à la musique, des ateliers sur le thème de l’environnement…
Trois jours de fête, de musique et de découvertes dans un cadre unique !
Annie Grandjanin

Les 11, 12 et 13 juillet, au Domaine de Candé-Monts (37). Pass 1 jour à 32 € (tarif réduit 27 €) et pass 3 jours à 66 € (tarif réduit 62 €). Sur place : 38 et 78 €. Loc. Fnac au 08.92.68.36.22, Ticketnet et Digitick.


26 juin 2014

Bénabar: «Je n’ai jamais cherché à être quelqu’un d’autre ! »

(c) Levillain/Kovalsky
Trois ans après « Les bénéfices du doute », Bénabar a repris le chemin des studios pour enregistrer l'album « Inspiré de faits réels » dont la sortie est prévue le 25 août prochain. Douze chansons dans lesquelles on retrouve son goût et son talent pour raconter des tranches de vie  poétiques ("Le regard", "Les couleurs", "Belle journée"), drôles ("Gilles César", "Coming In",) et tendres ("Titouan"). Rencontre avec un artiste qui a conservé la simplicité de des débuts. A l'époque où il chantait avec "ses associés".
Peut-on se fier au titre de l’album ?
Tout est quasiment autobiographique. Et si ce n’est pas moi, c’est assumé. Je dirais même que c’est revendiqué. On m’a parfois reproché de trop m’attacher au quotidien. Là, j’enfonce le clou !
Ton album précédent s’est un peu moins vendu, non ?
Je comprends tout-à-fait qu’il y ait des disques plus ardus, intermédiaires. Cela ne me fait pas peur, du moment que ça repart !
Tu ne te sens pas « d’occase », comme tu le chantes dans « Paris By Night » ?
J’ai toujours la pêche quand je sors un disque ! Et celui-là est joyeux, plutôt lumineux. On a bien travaillé avec les musiciens qui m'accompagnent en tournée. Je n’ai pas cherché à trouver une couleur. C’est la raison pour laquelle je n'ai pas pris de réalisateur.
La chanson « La forêt » n’est pas vraiment joyeuse ?
Cela faisait un moment que je voulais évoquer le côté psychanalytique des cauchemars de l’enfance. Ces angoisses que tu peux ressentir dans le noir, dans un environnement où tout semble hostile.
Rien à voir avec le petit côté Broadway de « Sur son passage » ?
C'est vrai qu'on s'attend presque à me voir descendre un escalier, entouré de girls. C'est un de mes fantasmes !
Avec « Coming In », tu abordes la discrimination à l’envers ?
Prendre le contre-pied permet de parler de l’homosexualité avec humour. L’égalité passe aussi par là...
Tu as eu de bonnes critiques pour tes premiers pas au cinéma. D'autres projets ?
J'ai eu la chance du débutant ! Cela m'a beaucoup plu mais j'ai du refuser d'autres propositions. Je suis toujours sur les routes et c'est compliqué de bloquer plusieurs mois pour un tournage. Je me prépare pour le Palais des Sports au début de l'année prochaine et une tournée des Zénith de France. Nous allons lancer un pack famille à 100 € pour 4 personnes. Comme beaucoup d'artistes de ma génération, je milite pour que le prix des places reste accessible au plus grand nombre.
Avec ce nouvel album, tu confirmes également ton attachement à la chanson française ?
J'ai toujours défendu la chanson française et le côté chanteur populaire. Un peu en dehors du culturellement correct tout de même ! Je n'ai  pas eu le fantasme gainsbourien de faire un album de reggae. Même si je trouve cela très bien. Paradoxalement, avoir été la cible de toute une frange de journalistes et de chanteurs en vogue, cela m’a aidé à me situer. J'assume la constance d'être dans le même sillon et de ne copier personne. Je n'ai jamais cherché à être quelqu'un d'autre...
Propos recueillis par Annie Grandjanin

Album « Inspiré de faits réels » (Jive/Epic). Sortie le 25 août.
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25 juin 2014

Jazz à la Villette: 13ème édition


Melanie De Biasio
(c) Frank Loriou
Le chiffre est symbolique…et les festivaliers devraient trouver leur bonheur parmi les 200 artistes, les 50 groupes et la dizaine de créations à l’affiche cette année. Notamment avec un marathon de concerts programmés autour des disques mythiques sortis en 1959 (« Kind of Blue », "Mingus Ah Um », "The Shape of to Come »…), sans oublier un programme pour les enfants, un cycle de films…
Charles Bradley (DR)
Coup d’envoi, le 3 septembre, avec Nick Waterhouse et le chanteur de soul sudiste Charles Bradley. Au menu également : Maceo Parker, Avishai Cohen en trio avec le guitariste Kurt Rosenwinkel, James Carter et son Organ Trio dans une réinterprétation de sept titres de « Giant Steps », le trompettiste Stéphane Belmondo, Robin McKelle & The Flytones  qui revisiteront quelques classiques du label Stax, la jeune belge Melanie De Biasio, Joshua Redman & The Bad Plus, le pianiste cubain Roberto Fonseca, Cascadeur, Archie Shepp en compagnie de la pianiste-chanteuse Amina Claudine Myers et du guitariste Joe Louis Walker…
Quant aux amateurs de films emblématiques, sortis en 1959, ils auront le choix entre « Deux hommes dans Manhattan » de Jean-Pierre Melville, « Shadows » de John Cassavetes, « Certains l’aiment chaud » de Billy Wilder et bien sûr « Ascenseur pour l’échafaud », sorti lui en 1958, mais incontournable dans cette élection puisque la musique est signée Miles Davis.
On ne saurait trop vous conseiller de réserver, dès maintenant !
Annie Grandjanin
Du 3 au 14 septembre, à la Cité de la Musique/Grande Halle de la Villette, au Cabaret Sauvage, à l’Atelier du Plateau et à la Dynamo de Banlieues Bleues. Projections aux Mk2 Quai de Seine et Quai de Loire. Pour le cycle cinéma, les tickets sont en vente uniquement sur le réseau Mk2 (tarif: 6,50€ sauf le 11/09: 10,90 € (cartes UI acceptées).Informations et réservations au 01.44.84.44.84/ 01.40.03.75.75 et sur le site www.jazzalavillette.com

24 juin 2014

Stéphane Koechlin: "Stromae est un enfant du siècle !"


Journaliste, auteur d’une vingtaine d’ouvrages distingués comme «La légende du Baron Rouge » (Prix Guynemer) ou « Juré » (Prix Comte de Monte-Cristo), Stéphane Koechlin a également signé des biographies de John Lee Hooker, Brian Jones, Bob Dylan, James Brown…Avec « Formidable Stromae », il revient sur les débuts de Paul Van Haver mais nous livre aussi l’analyse subtile et passionnante d’un phénomène de société.  
Tes goûts musicaux vont plutôt du côté du jazz, du rock ou du blues. Qu’est-ce qui t’as amené à écrire sur Stromae ?
C’est une demande de ma maison d’édition. J’avoue que j’ai hésité. Finalement, ce qui l’a emporté c’est que le mec est intéressant, il a des qualités, des origines métissées… Stromae est un enfant du siècle. Je me suis dit que j’allais raconter une histoire contemporaine. Le propre et l’intérêt d’une biographie, c’est de parler d'un personnage qui existe mais aussi de l'interpréter. C’est comme une recréation. C’est aussi la première fois que j’ai pris du plaisir à parler d’un garçon heureux. J'aurais bien appelé mon livre "la confession d’un enfant du siècle" » mais le titre était déjà pris !
De toute manière, tu n’as pas vraiment recueilli sa confession ?
L’approcher, c’est un peu comme essayer d’assiéger le Kremlin ! Cela ne m’a pas posé de problèmes car j'ai souvent écrit sur des artistes disparus. L’important, c'était de faire parler ceux qui le connaissent. On a l’impression que ce mec est transparent mais, en fait il se cache beaucoup. Il a besoin de garder le mystère, de se protéger. Quand on lit les interviews qu’il a accordées, on s’aperçoit qu’il ne livre que ce qu’il veut. Il ne parle pas de sa mère, on ne voit jamais de photos d’elle alors qu’elle est omniprésente dans sa vie.
Tu es d’accord avec lui quand il affirme que le marketing est un art qui fait partie de la création ?
C'est une évidence aujourd'hui dans le métier de la musique. Le faire savoir est devenu une forme d'art. Même un groupe comme Daft Punk réussit, par son invisibilité, à faire parler de lui. Stromae ne cesse de se mettre en scène. Il est né avec internet et il a tout compris. Son personnage incarne l'art d'être soi-même. 
Il a pourtant fait ses débuts dans le rap ?
Il n’arrivait pas à trouver son style dans le rap. Ce n’est pas vraiment sa musique, mais c’est sa culture.
Dans ton livre, tu cites ces mots de Jamel Debbouze  évoquant les chansons de Stomae : « Un couplet qui donne envie de se suicider et un refrain qui donne envie de pique-niquer ».
Cette colère positive est l’une des particularités de Stromae. Il aborde des thématiques sombres comme le cancer ou l’alcoolisme sur des rythmes dansants. Il a tout de même écrit une berceuse enfantine (« Dodo ») dans laquelle il évoque la pédophilie. C'était assez provocateur et pourtant, c'est passé comme une lettre à la poste !
Est-ce que, comme Le Monde, tu le qualifierais de « perturbateur gracieux » ?
Je trouve que ça lui va bien. J’aime aussi le terme de dandy fluorescent. Stromae n’est pas forcément un OVNI, mais il est le produit de cette culture belge en plein épanouissement, à la fois bouillonnante et un peu insolente. Plus tard, je le vois bien dans le cinéma, la réalisation.
On sent que tu t’es attaché au personnage, non ?
Il m'intéresse. J'ai évoqué son côté calculateur. Il est  « formidable » parce qu’il est consensuel. Mais c’est aussi quelqu'un qui est arrivé à remuer et troubler les consciences. Quand tout cela sera passé, le mot formidable restera emblématique d’un garçon optimiste...
Propos recueillis par Annie Grandjanin
« Formidable Stromae », Editions du Moment. 172 pages. Prix : 16,50 €. En vente depuis le 19 juin.

22 juin 2014

Sandrine Sarroche ou l'art d'être heureux... malgré tout


(c) David Twist
« La scène, c’est un endroit formidable, je peux dire tout ce que je veux » clame Sandrine Sarroche. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne s’en prive pas ! Les ados, les hommes politiques, les bobos, les bonobos, Françoise Dolto, les pères démissionnaires…rien n’échappe à l’humour incisif de cette ancienne avocate toulonnaise. 
Avec ce spectacle baptisé « Il en faut peu pour être heureux », elle prend ici la défense des femmes. Celles qui attendent toujours quelque chose : l’amour, un enfant, les soldes…
Il suffit de l’écouter lorsqu’elle évoque la maternité : « la grossesse ce n’est pas une maladie…c’est pire ! », les crises de l'adolescence ou appelle de ses vœux la création du « père-credi » pour comprendre que la cause est loin d’être entendue ! Entre deux sketches, Sandrine montre qu’elle a aussi de la voix avec des parodies désopilantes de « La Parisienne », de « Ma philosophie », métamorphosé en credo à la gloire du brocoli ou encore « Où sont les hommes », très librement inspiré du succès (« Où sont les femmes ») de Patrick Juvet. Et lorsqu’elle se glisse dans le rôle de la confidente, c'est pour inviter la copine délaissée à dénoncer l'infidèle au fisc, "le meilleur ami de la femme trompée" ou rappeler que si l'homme est volage c'est sans doute parce qu'il a délocalisé sa libido ! Drôle et  inspirée, Sandrine Sarroche nous invite à partager sa conception très personnelle de l’art d’être heureux… malgré tout !
Annie Grandjanin

Le 23 juin, à 20 heures, au Théâtre Montorgueil, 3 rue du Sentier, 75002 Paris. Tél. : 01.40.26.08.33. www.theatremontorgueil.com
Et au Festival d’Avignon, du 5 au 27 juillet, au Capitole. Tél. :08 99 70 60 51

18 juin 2014

Rendez-vous...

Festival « All Stars ». Comme chaque été, le célèbre club du New Morning reçoit les stars du jazz, de la funk, du blues, de la soul… avec un programme digne des plus grands rassemblements internationaux.
Coup d’envoi, le 2 juillet avec le fameux chanteur et compositeur cubain Isaac Delgado. Lui succèderont sur scène: Tony Joe White, le bluesman Otis Taylor, Mike Stern & Bill Evans Band (notre photo), Lonnie Liston Smith & The Cosmic Echoes, John Scofield et sa formation Überjam, le groupe vocal Take 6, le trompettiste Roy Hargrove en Quintet…
Du 2 juillet au 2 août au New Morning, 7-9, rue des Petites Ecuries, 75010 Paris. Tél. : 01.45.23.51.41. www.newmorning.com
  
Julien Doré
(c) Yann Orhan
Gregory Porter
 (c) Shawn Peters
Festival Fnac Live. Pour sa 4ème édition, le festival (ex Fnac Indétendances) propose 4 jours de concerts entièrement gratuits dans les salons et sur le Parvis de l’Hôtel de Ville. 
L’affiche devrait encore s’étoffer mais on annonce d’ores et déjà la participation de Julien Doré, Arthur H, Emily Loizeau, Gaëtan Roussel, Jeanne Cherhal, Mina Tindle, Nosfell, Mélanie de Biasio, Gregory Porter, Ben l’Oncle Soul, Bernard Lavilliers…
Du 17 au 20 juillet. Salons et Parvis de l’Hôtel de Ville, 75004 Paris. www.fnaclive.com


16 juin 2014

Talisco court vers le succès



(c) Annsophie Lombrail
« A quoi bon conceptualiser la musique ? Je reste dans le domaine de l’imaginaire, la rêverie, les envolées » expliquait Jérôme Amandi, connu aujourd’hui sous le nom de Talisco, lors de la sortie de son premier album « Run » (en mai dernier). Et de l’imagination, ce songwriter n’en manque pas. Pourtant, il y a à peine un an, il n’avait sans doute pas anticipé une telle percée du groupe dans la sphère pop-folk électro ! A l’époque, avec pour seul bagage un EP baptisé « My Home » et un concert remarqué à Saint-Eustache, lors de la Fête de la Musique, ce bordelais d’origine se préparait à partir à la conquête de l’Ouest…ou plutôt de la capitale. C’est maintenant chose faite, depuis son récent passage (mardi) sur la scène surchauffée et électrique d’une Cigale "sold out" ! Accompagné par ses fougueux acolytes, Gautier et Thomas, dans une ambiance nettement plus rock que sur l’album, le chanteur et musicien a littéralement embarqué le public. Ce dernier ne s’est en effet pas fait prier pour chevaucher à ses côtés dans un road-trip alternant rock aux accents british, ballades, folk-électro et échappées lyriques. De « Sorrow » au désormais populaire « Your Wish » en passant par le romantique « Lovely » ou l’entêtant « Follow Me », sans oublier une belle reprise de « Never Let Me Down Again » de Depeche Mode, Talisco nous a donné à entendre et à voir l’étendue de son inspiration. Et elle est aussi vaste et envoûtante que les plaines et déserts californiens qui semblent défiler en toile de fond. 
Annie Grandjanin

album « Run » (Roy Music/Universal)
En tournée : le 28 juin au Festival Solidays (Hippodrome de Longchamp), le 5 juillet au Festival R4 (Revelles), le 6 juillet à Calvi On The Rock, le 12 juillet au Festival Saint Rock (La Clayette), le 22 juillet au Paleo Festival de Nyon (Suisse), le 26 juillet au Festival Musique d’Ici et d’Ailleurs (Chalons en Champagne)…

14 juin 2014

"Les fiancés de Loches": un Feydeau en musique

(c) Emilie Brouchon

Œuvre de jeunesse de Georges Feydeau, ce spectacle raconte les mésaventures d’Eugène, Alfred et Laure Gévaudan, une fratrie de naïfs provinciaux venus à Paris pour chercher l’âme sœur. Alors, qu’ils pensent frapper à la porte d’une agence matrimoniale, ils se retrouvent au guichet d’un bureau de placement pour domestiques. Une erreur d’ « aiguillage » qui va provoquer une cascade de quiproquos et de rebondissements…et les conduire jusqu’à un établissement d’hydrothérapie pour malades mentaux !
Une intrigue bien dans l’esprit du théâtre de Feydeau, avec des dialogues percutants et ambigus à souhait.
La nouveauté est qu'ici, l'univers du roi du vaudeville est présenté sous la forme d'une réjouissante comédie musicale (avec des musiciens en live), dans une adaptation et des couplets de Jacques Mougenot, tandis qu' Hervé Devolder signe la musique et la mise en scène. L'autre bonne surprise vient de la distribution puisque tous les acteurs et chanteurs sont tout simplement excellents ! D'Arnaud Denissel, dans le costume du fringant et volage Docteur Saint-Galmier, à Charlotte Filou, la fougueuse Michette, en passant par Christine Bonnard (Laure), Franck Vincent (Eugène) dont on avait déjà pu apprécier le jeu et le timbre puissant dans « Un violon sur le toit » ou encore Adrien Biry-Vicente, impayable dans le rôle d'Alfred, le jeune frère migraineux et survolté...
« Heureux celui qui rit, il est guéri » chante la troupe en final. Et, justement, en sortant de la salle, on ne croise que des spectateurs heureux... immunisés contre la morosité ambiante pour au moins tout l’été !
Annie Grandjanin

Jusqu'au 6 septembre, du mardi au samedi, à 21 heures, Théâtre du Palais Royal, 38, rue Montpensier, 75001 Paris. Tél. : 01.42.97.40.00. Places : de 10 à 45 € et tarifs réduits de 10 à 27 €.
http://www.theatrepalaisroyal.com

11 juin 2014

Solidays en quête d'un nouveau site

« Nous allons quitter Longchamp et nous cherchons une trentaine d’hectares, si possible en région parisienne » confiait Antoine de Caunes, Président d’honneur de Solidarité Sida, lors de la conférence de presse annonçant la 16ème édition de "Solidays". En effet, en raison de travaux de rénovation à Longchamp, le festival doit investir un autre site l’année prochaine. L’appel est donc lancé…et ce n’est pas le seul !
Car, avec plus de 35 millions de personnes vivant avec le sida dans le monde, le combat contre ce fléau est loin d’être terminé. Et la France bat le triste record du pays le plus touché en Europe. Pour soutenir la mobilisation, pas moins de 80 concerts (sur six scènes) rassembleront des artistes comme Shaka Ponk, M., Franz Ferdinand, Vanessa Paradis, Woodkid, Patrice, Fauve, Gesaffelstein, Skip The Use, FFF, Christine and The Queens, Talisco, Vitalic VTLZR, La Femme… On peut donc parier qu'avec une telle affiche, cette nouvelle édition dépassera les 70 000 festivaliers réunis l'an dernier. D'autant plus que pour cette dernière à Longchamp, le festival a choisi de rendre hommage à un autre grand militant : Nelson Mandela « un modèle d’engagement et de courage ».
Le samedi, à 18 heures, les spectateurs pourront en effet découvrir des extraits de « Madiba » le spectacle musical proposé par Jean-Pierre Hadida, tandis que des grapheurs offriront leurs créations et performances autour de « The Fight Must Go On ». Au programme également des conférences et débats avec la participation de Philippe Douste-Blazy, Jack Lang…, une tribune pour les militants, le « Patchwork des Noms » en mémoire aux victimes du sida, deux expositions ("Sex in The City " et "Happy Sex"» de Zep,), le " Very Best of des humoristes de Canal +", un espace Kids…
Alors, faites un double nœud à votre ruban rouge, histoire de ne pas rater ce grand rendez-vous de la musique et de la solidarité.
Annie Grandjanin
Les 27, 28 et 29 juin, à l’Hippodrome de Longchamp. Billet jour à 39 € et billet nuit à 29 €. Gratuit pour les – de 10 ans. Infos sur http://www.solidays.org

10 juin 2014

Le swing glamour de "Jazz Club et Talons Aiguilles"

(c) Benjamin Dumas
Elle sont trois : Martineke Koodistra, Keri Chryst et Fanny Werner et viennent respectivement d’Amsterdam, du middle-west américain et de Stavanger (en Norvège). Réunies sous le nom de « Sweet System », ces pétillantes vocalistes ont notamment remporté le Grand Prix des Révélations au Festival d’Antibes Juan-les-Pins en 2004.
Pour « Jazz Club et Talons Aiguilles »,  un spectacle imaginé par Martineke, le trio, accompagné par un pianiste et un contrebassiste, revisite avec une belle énergie quelques standards du jazz et de la pop ("Moody's Mood For Love", "Do Something"...). Entre deux titres, elles devisent (longuement) en coulisses sur les hommes, la vie parisienne... Jouant à fond la carte glamour et humoristique, Martineke, Keri et Fanny s'aventurent même dans « Les Nuits d’une demoiselle », une chanson libertine écrite par Guy Breton et immortalisée par Colette Renard. Un exercice périlleux dont elles se tirent joliment... et avec l'accent ! Après le succès de leurs concerts en mai dernier, Martineke, Keri et Fanny remettent leurs talons aiguilles pour vous inviter à swinguer cet été...
Annie Grandjanin

Du 2 au 27 juillet, du mercredi au samedi, à 21 heures, au Théâtre Le Ranelagh, 5, rue des Vignes, 75016 Paris. Tél. : 01.42.88.64.44. Places : de 10 à 35 €.
 www.theatre-ranelagh.com

6 juin 2014

Une chorale haut de...Gam'Z

Née il y a 7 ans, à Issy-les-Moulineaux, Gam'Z est une formation de 25 chanteurs amateurs (18 femmes et 7 hommes) qui a remporté l'an dernier, sur la scène de l'Olympia, la finale du concours de chorales "Battle Voices". "C'était un moment incroyable. Nous avons interprété "Ascott Gavotte", extrait de My Fair Lady, "We are The Champions" de Queen  et un medlay de musiques de films sur des versions inédites" se souvient Liliane Courivaud, la présidente.Un répertoire qui change des  gospels et autres classiques du genre. Pas question non plus d'endosser les habituels chemisiers blancs et pantalons noirs ! "On essaie d'apporter quelque chose de nouveau, sans se prendre au sérieux" explique encore Liliane. Chez les Gam'Z, aucun problème d'égo puisqu'il n'y a pas de soliste. Ici, la vedette, c'est le chant. Et ces joyeux complices maîtrisent l'art d'accommoder à leur sauce (grâce à leur propre arrangeur) toutes les mélodies qui passent à leur portée !
Pour leur premier concert à la Cigale, ils chanteront une vingtaine de morceaux allant de "Brazil" à "India Song" en passant par "Help", "La Javanaise", des musiques de "Star Wars", "La Famille Adams"... ou encore "Aquarius" de Hair, accompagnés par quatre musiciens (un percussionniste, un pianiste, un contrebassiste et un violoniste). Le tout chorégraphié par Charly Moser et mis en scène par Jonathan Kerr (qui a reçu Molière pour "Camille C").
Quant à Pascale Durand, leur chef de chœur, elle mène tout son petit monde à... la passion. "Si elle n'est pas là, on ne peut pas chanter. C'est notre moteur".
Annie Grandjanin

Le 13 juin, à 20h30, à la Cigale, 120, bd de Rochechouart, 75018 Paris. Places:30 €. Tél.: 01.49.25.89.99. www.lacigale.fr

5 juin 2014

Des news, des news...

- Festival Soirs d'été du 3ème Oüi FM. L'an dernier, l'événement avait rassemblé 120 000 personnes ! Pour sa 17ème édition, ce festival, entièrement gratuit et en plein air, devrait battre des records. Pas moins de 15 concerts, réunissant têtes d'affiche et jeunes talents, sont programmés cette année sur la grande scène installée Place de la République: Klaxons, Kodaline, Gush, Mustang, Two Bunnies in Love, Gaspart Royant, Griefjoy...
Du 7 au 11 juillet,


(c) DR
Diane Dufresne de retour à Paris. Après cinq ans d’absence, la chanteuse québécoise donne rendez-vous à ses fans au Châtelet, le 29 septembre prochain, à 20 heures, pour un unique concert baptisé « Partager les anges ». L'occasion de réécouter quelques-uns de ses succès comme « J’ai rencontré l’homme de ma vie », « Le Parc Belmont », « Oxygène », « Hymne à la beauté du monde »…et des titres moins connus, notamment de son dernier album « Effusion ». Elle sera accompagnée par un orchestre à cordes de 15 musiciens, dirigé par Stéphane Laforest.
Théâtre du Châtelet, 1 place du Châtelet 75001 Paris. Tél.: 01.40.28.28.40.
 http://www.chatelet-theatre.com



2 juin 2014

"Barrière Enghien Jazz Festival": 15ème édition

Jimmy Cliff
En 2010, Ben l'Oncle Soul avait rassemblé bon nombre d'aficionados autour du lac d'Enghien. Cette fois, il donnera, le 25 juin prochain, le coup d'envoi de la nouvelle édition du "Barrière Enghien Jazz Festival". L'occasion pour le public de découvrir sur scène les titres de son dernier album "A coup de rêve". D'ailleurs, en parlant de rêve, l'affiche 2014 n'a rien à envier aux grandes manifestations internationales avec Ayo (le 26), le chanteur et bassiste camerounais Richard Bona (le 27), Jimmy Cliff, en concert gratuit, le 28, sur le Lac d'Enghien et enfin, pour la soirée de clôture, le légendaire guitariste, chanteur et compositeur américain George Benson qui devrait interpréter quelques-uns de ses succès comme l'incontournable "Give Me The Night".
Au programme également: un festival off avec une trentaine de concerts gratuits dans toute la ville, des déjeuners musicaux et des animations destinées aux plus jeunes.
Annie Grandjanin

Du 25 au 29 juin, concerts à 21 h, au Théâtre du Casino Lucien Barrière, 3, avenue de Ceinture, 95880 Enghien-les-Bains. Places: de 19 à 60 €. Tél.: 01.39.34.10.80. Infos sur: www.facebook.com/enghienjazzfest

Le monde selon Ernest

(c) DR

Sur scène, le chanteur apparaît en redingote et chapeau haut-de-forme dans un décor qui emprunte à l’imaginaire de Jules Verne et aux personnages de Tim Burton. Les instruments sont customisés et les musiciens portent d'étranges patronymes tels que Le Marin Mary, Docteur Wetterer, Le Barbier Bernhardt... Dès les premières notes, on entre dans l'univers fantasmagorique d'Ernest, un auteur- compositeur qui confesse sa passion pour le XIXème siècle, les impressionnistes, Gainsbourg et Hans Christian Andersen ! L'écrivain danois lui a en effet inspiré les chansons de l’album « Les Contes Défaits ».  Ainsi, de « L’Epouvantail » à « La p’tite aux allumettes » en passant par « Les cygnes sauvages », il nous raconte, d'une voix puissante et légèrement éraillée, des histoires à la fois poétiques et cyniques où l'on croise Boucle d'Or et la petite sirène, où les petites filles se réchauffent avec du crack, où la princesse au petit pois attend son prince charmant retenu sous d'autres draps...
 On aura beau chercher des filiations, l'artiste ne ressemble décidément à personne. Et ce n'est pas la moindre de ses qualités ! Après une  reprise réussie d'Elisa" de Serge Gainsbourg, il annonce une chanson drôle sur ce sentiment d'être moyen ("La valse des moyens"). Aucune crainte pour Ernest qui ne devrait pas tarder à jouer dans la cour...des grands !
Annie Grandjanin

Le 13 juin, à 22 heures, au Sentier des Halles, 50, rue d’Aboukir, 75002 Paris. Tél. : 01.42.61.89.90. Places : en prévente 11 €, sur place 13 € et adhérent 10 € ; www.lesentierdeshalles.fr. Et le 25 septembre, à 20 heures, aux Trois Baudets, 64, bd de Clichy, 75018 Paris.

Album « Les Contes Défaits » (L’Autre Distribution) ‘