30 avr. 2014

Rendez-vous...

DR

- Nikki Yanofsky. A douze ans, la petite protégée de Quincy Jones avait créé la surprise, lors de sa prestation au Festival de Jazz de Montréal, en 2006. Après un premier album studio baptisé simplement « Nikki » et deux disques live, la chanteuse canadienne revient avec « Little Secret ». Des titres qui empruntent à la fois au jazz des années 30, à la soul sixties et à la pop. Elle sera en show case exceptionnel à la Fnac Saint-Lazare, le 22 mai à 18 heures.
Passage du Havre, 109, rue Saint-Lazare, 75009 Paris. Forum des rencontres, niveau 3.

- Musilac 2014. Parmi la multitude de festivals proposés cette année, s’il en est un à ne pas rater, c’est bien celui-ci ! Tout d’abord parce qu’il se déroule dans le magnifique cadre des bords du Lac du Bourget. Et ensuite, parce que l’affiche est aussi éclectique qu'impressionnante. Durant trois jours, les spectateurs pourront en effet applaudir : Motörhead, M., Fauve≠, London Grammar, Maceo Parker, Placebo, Vanessa Paradis, FFF, Skip The Use, Stromae, Etienne Daho, Garland Jeffreys, Kavinsky… Au total, pas moins de 33 groupes programmés sur 3 scènes. Et, petite cerise sur un gâteau déjà très copieux, le parrain de cette 13ème édition n’est autre que Yannick Noah. L'occasion pour le public de (re)découvrir les actions menées dans le cadre de l'Assocation "Les Enfants de la Terre" et de ses Maisons-Tendresse.

Du 11 au 13 juillet 2014. Tarifs : pass 1 jour : 49,90 € - Pass 3 jours : 119,90 €.
Loc. points de vente habituels – Infoline : 04.79.88.68.05.  www.musilac.com

29 avr. 2014

Babx, lauréat du Prix Raoul Breton 2014

(c) Julien Mignot

De nombreux artistes l’ont précédé, de Maxime Le Forestier à Zazie en passant par Michel Jonasz, MC Solaar, Thomas Dutronc, Bénabar, Abd Al Malik, Raphaël, Alexis HK…
David Babin, dit Babx, est l’heureux lauréat cette année du « Prix Raoul Breton de la Francophonie 2014 » (en partenariat avec la SACEM et le Festival « Alors…Chante ! » de Montauban). Ce prix, doté d’une bourse d’écriture et d’une bourse d’investissement dans une résidence de création, lui sera remis le 31 mai prochain, sur le site du Festival « Alors…chante ! ».
Rappelons que le Prix Raoul Breton, qui existe depuis plus de quarante ans récompense un auteur interprète francophone qui s’est distingué pour l’originalité de ses créations et la qualité de ses prestations scéniques. Amoureux de la langue française, Babx avait déjà reçu le Prix coup de cœur de l’Académie Charles Cros pour son premier album éponyme, sorti en 2006. Il a également signé quelques titres sur le premier album de Julien Doré, arrangé et réalisé le premier disque de Camélia Jordana…Son troisième opus « Drones personnels » (Cinq7), a été très justement salué par les critiques.
Annie Grandjanin

28 avr. 2014

Les Vieilles Canailles à Bercy



C’est désormais officiel : Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Jacques Dutronc se produiront bien à Bercy, les 5, 6 et 7 novembre prochains. Des concerts totalement inédits annoncés sous le titre « Les Vieilles Canailles ». Un clin d’œil au fameux Rat Pack qui réunissait autrefois Franck Sinatra, Sammy Davis Jr, Dean Martin, Joey Bishop et Peter Lawford. L’idée de graver ces moments exceptionnels sur disque est dans l’air…
Ouverture des locations le vendredi 2 mai, à partir de 10 heures. Tél. 08 92 39 04 90.

27 avr. 2014

"Les Nuits de la Guitare" de Patrimonio: 25ème édition

« Le seul moment où je ne suis pas heureux à Patrimonio, c’est quand il faut repartir » disait Marcel Dadi. C’est dire si l’esprit de convivialité et de complicité artistique qui rassemble, au théâtre de verdure, les meilleurs musiciens du moment, est loin d’être une légende ! Pourtant, l’histoire de ce festival ressemble un peu à l’un de ces contes que les plus anciens transmettent à la nouvelle génération. Il y a près d’un demi-siècle, les frères Gilbert et René Dominici, guitaristes amateurs, avaient coutume de s’attabler au café du village avec leur instrument. Très vite, des touristes de passage se joignent à eux pour des bœufs improvisés. Au fil des années, des héros de la six cordes (voire davantage !) se retrouvent dans ce village corse de 600 habitants pour des concerts qui feront date : Lucky Peterson, Buddy Guy, John Mc Laughlin, Marcus Miller, Paco de Lucia, Robben Ford, M., Richard Bona…
Aujourd’hui, « Les Nuits de la Guitare » sont devenues un rendez-vous incontournable. On prétend que les vins de Patrimonio comptent parmi les meilleurs crus de l’Ile de Beauté. Et côté crus, les noms annoncés pour la 25ème édition devraient flatter les oreilles les plus exigeantes ! Outre une nuit du blues avec Jonny Lang et Beth Hart, une nuit du jazz avec Richard Galliano, Biréli Lagrène, Didier Lockwood, Mike Stern, Bill Evans Band et des invités comme le bassiste Dennis Chambers et le batteur Tom Kennedy, on attend Vicente Amigo, Zaz, Christophe Maé, Jeff Beck Band, Status Quo…
Annie Grandjanin


Du 19 au 26 juillet 2014, à Patrimonio. Concerts à 21h30. Places de 35 à 45 € suivant les soirées, abonnements et tarifs réduits disponibles. Infos et programmation mise à jour sur www.festival-guitare-patrimonio.com

22 avr. 2014

Daniel Lavoie: "La Licorne Captive" est une œuvre d’amour !



(c) Josep Molina
Cela fait bien trente ans que le public français est tombé en amour pour le chanteur québécois. Auteur de tubes comme « Ils s’aiment », « Je voudrais voir New York », « Qui sait », il a également endossé avec succès les costumes de Frollo pour Notre-Dame de Paris, de l’aviateur du Petit Prince de Saint-Exupéry, d’Eugène Delacroix dans « Sand et les romantiques »… Cette fois, on le retrouve dans un répertoire aussi dense qu’inattendu pour « La Licorne Captive ». Des contes et légendes, à la croisée du baroque et du médiéval, écrits (sauf deux poèmes de Rimbaud) et composés par Laurent Guardo. Rencontre avec deux artistes entre qui l’alchimie est évidente.
Il paraît que la genèse de ce projet remonte à une quinzaine d’années ?
Laurent Guardo : J’ai commencé en 1999 et j’ai travaillé dessus jusqu’en 2010. Entretemps je composais des indicatifs pour la radio et la télévision à Montréal. Alors que j’étais un illustre inconnu, je me suis permis de rêver en envoyant le disque à Daniel.
Vous avez adhéré tout de suite à ce projet qui sortait un peu de vos cordes ?
Daniel Lavoie : J’ai été un peu dérouté au début mais je suis vite tombé sous le charme. « La Licorne Captive » est une œuvre d’amour. Je n’avais jamais eu la chance de travailler avec des instruments comme les violes de gambe, les gongs tibétains, l’archiluth…C’est aussi gratifiant que difficile. Les violes sont écrites comme à la Renaissance et il fallait trouver sa note. Il est plus facile de mettre de l’emphase dans sa voix que de la retenir. Laurent a hypothéqué sa maison trois fois pour faire ce disque. Moi, je n’ai rien hypothéqué !
Vous prenez quand même le risque de dérouter votre public ?
D.L.. :  Ne croyez pas ça. J’ai la chance d’avoir un public curieux et qui me suit. J’ai choisi ce métier pour la liberté qu’il m’offre et j’ai toujours évité de me mettre trop de chaînes. De toute manière, quand nos enfants respectifs ont été séduits, j’y ai vraiment cru. Il ne peut que plaire à ceux qui ont de bonnes oreilles. Ici, la musique permet de voyager dans un univers à la fois magique, étrange et inattendu. Ce n’est pas un album de musiques anciennes mais contemporaines, avec du baroque, de la renaissance, de la world…
Il y a aussi deux poèmes intitulés « Ophélie » et « Le Bal des Pendus ». C’est la première fois que vous chantez du Rimbaud ?
D.L.: : Oui, et j’espère que ce n’est pas la dernière !  
Envisagez-vous d’emmener cette « Licorne Captive » sur scène ?
D.L. : Probablement. Nous avons fait une présentation sur scène à Montréal et les gens semblaient hypnotisés.  Devant un public, le conte devenait réel.
L.G. : C’était fascinant. Sur scène, on a senti quelque chose qui s’ouvrait. Daniel a réussi à communiquer le plaisir que nous avons eu à faire l’album. Le public lui mangeait littéralement dans la main ! On a tous réalisé qu’en fait, il était un chanteur baroque !
Propos recueillis par Annie Grandjanin


- Album « La Licorne captive » (Le Chant du Monde/Harmonia Mundi), sorti le 25 mars 2014.

20 avr. 2014

Le Festival Montereau Confluences

Dans l’édito du programme, Philippe Manœuvre raconte qu’en juin 2000 James Brown avait débarqué avec son staff en demandant où était le lac ! Le parrain de la soul se croyait à Montreux , en Suisse ! Il n’en donna pas moins un concert qui restera gravé dans la mémoire des festivaliers.
Les amateurs de rock, de soul, de trip hop, de pop ou d’electro connaissent bien, en revanche, le Parc des Noues de Montereau, où se sont déjà produits des artistes comme Lou Reed, Claude Nougaro, Toto, Alice Cooper, INXS, Johnny Clegg, Julien Clerc… Cette fois encore, l’affiche de la nouvelle édition est impressionnante : outre le groupe Morcheeba ou le retour de l’icône des années 80 Boy George, vous pourrez applaudir les chantres de la new-wave Simple Minds, la disco-funk de Chic avec Nile Rodgers, Sylvie Vartan, le trio d’Anvers Triggerfinger, Elodie Frégé, la révélation pop-folk Kodaline, « Les Soul Men » Vigon-Bamy-Jay, le quatuor féminin suédois Crucified Barbara, Woodkid sacré « Artiste Révélation Scène » aux dernières Victoires de la Musique…A noter également un programme «les découvertes », Tom Novembre, Le Comte de Bouderlala ou Tex sur la scène Claude Nougaro, un marché, un salon dédié aux collectionneurs d’instruments et albums rares… Tout cela, pour la somme modique de 13 € !
Annie Grandjanin

Le 6 juin, à partir de 16 h et le 7 juin à partir de 12h30,  au Parc des Noues à Montereau (77130). Pass pour les 2 jours à 13 € (plein tarif), gratuit pour les – 11 ans. Places assises en gradin : 13€ par jour (accès+place)

16 avr. 2014

Damon Albarn à Paris


Le leader de Blur et Gorillaz sort enfin un premier album solo « Everyday Robots », le 28 avril prochain (Parlophone). Un disque enregistré au studio 13 de Damon dans l’ouest de Londres, avec la complicité du producteur Richard Russel (directeur du label XL). Il a également invité quelques grands noms de la musique britannique tels que Brian Eno ou Natascha Khan (du groupe Bat for Lashes).
Son unique concert à Paris, à l’Alhambra, le 5 mai prochain affiche complet. Mais le chanteur anglais donne rendez-vous à ses fans, le jour même, pour une séance de dédicace exceptionnelle,  à la Fnac Saint-Lazare, de 17 h à 18 h.

Le 5 mai, Forum des rencontres (niveau 3), Passage du Havre, 109, rue Saint-Lazare, 75009 Paris.  

15 avr. 2014

Les chansons vitaminées de Gatane


(c) Noémie Lantil/Marie Neubauer
Il a fait des études théâtrales, musicales et mathématiques, mais sur scène, il se présente  comme un thérapeute. Sa spécialité ? Un cocktail vitaminé d’histoires drôles, de swing et de chansons. Une prescription à prendre évidemment par voie auditive ! Et, le 10 avril dernier, les patients en mal d’humour se sont bousculés dans la salle d’attente du Théâtre des Déchargeurs puisque son spectacle « Live Therapy » affichait complet. Auteur-compositeur, ce marseillais installé à Paris a débuté comme pianiste dans des clubs de jazz avant de se lancer dans des spectacles à mi-chemin entre concert et stand-up. Il touche parfois là où ça fait un peu mal comme dans « Dorian Gray », qui évoque les tourments de l’âge et du temps qui passe. Mais l’essentiel de son show est aussi joyeux que déjanté avec des titres comme « Mon ostéopathe est un psychopathe », « Le point G », « Je suis l’homme idéal »…Sans oublier l'addictif "Je marchais dans Paris". Et lorsque pour « Ma meilleure copine se marie » il fustige les perfidies des filles il sait aussi leur rendre un poétique hommage avec « Daltonian Song ». Accompagné d’un batteur et d’un bassiste, le chanteur crée une véritable interaction avec le public qui est même invité à choisir le rythme du dernier morceau entre salsa, rock, reggae, rap…Sur son dernier EP « Gatane 500 mg », il est précisé que parmi les effets secondaires, il faut s’attendre à une rébellion soudaine contre toute forme de musique déprimante. Un artiste à découvrir d’urgence pour se lever de bonne bonne humeur le matin…
Annie Grandjanin

Le 28 mai, à 21h30, au Théâtre des Déchargeurs, salle Vicky Messica, 3, rue des Déchargeurs 75001 Paris. Tél.: 01.42.36.00.50. www.lesdechargeurs.fr
« Gatane 500 mg », nouvel EP en solution Mp3, Lez’Artis Diffusion. Dates des concerts à venir sur le site www.gatane.com

11 avr. 2014

Jazz à Saint-Germain-des-Prés

« Sans le jazz, la vie serait une erreur » affirmait Boris Vian. Ce n’est donc pas un hasard si en 2001, le Festival « Jazz à Saint-Germain-des-Prés » a fait le pari de ressusciter l’esprit qui régnait après-guerre dans ce « village » parisien. Les plus anciens se souviennent de lieux mythiques, aujourd’hui disparus, comme le Tabou ou le Club Saint-Germain-des Prés fréquentés par des jazzmen américains comme Charlie Parker, Sidney Bechet, Miles Davis, Duke Ellington… La 14ème édition rendra notamment hommage à ce dernier avec un concert intitulé « Duke Ellington, gospel et musique sacrée », dirigé par Laurent Mignard avec la participation d’Emmanuel Djob (bien connu des spectateurs de « The Voice », de la chanteuse malgache Myra Maud et de la soprano américaine Nicole Rochelle, remarquée notamment dans le rôle de Joséphine Baker (spectacle de Jérôme Savary). Autres temps forts : la chanteuse canadienne Kellylee Evans qui offrira la primeur de quelques titres de son prochain album, Eliane Elias dans deux programmes différents : un « Tribute to Chet Baker » et « Jazz & Brazil » ou encore la chanteuse coréenne Youn Sun Nah. On ne ratera pas non plus Erik Truffaz en quartet qui a eu la bonne idée d’inviter le chanteur et guitariste Rodolphe Burger, Thomas Enhco en piano-solo, le batteur Daniel Humair, le grand bal swing donné au Centre Culturel Irlandais, le tremplin jeunes talents (au Sunset-Sunside)…
Au programme également : « Jazz & bavardages », des conférences, des expositions photos,  des groupes de jazz vocal amateurs, du jazz au féminin…
Qui a dit qu’il n’y avait plus d’après à Saint-Germain des Prés ?
Annie Grandjanin

Du 15 au 25 mai dans divers lieux (Eglises Saint-sulpicien et Saint-Germain-des-Prés,  Maison des Océans, Université Paris-Sorbonne, Fnac Montparnasse, Maison des Cultures du Monde…). Loc. points de vente habituels et sur place une heure avant les concerts. Formules pass 3 ou 5 concerts sur reservation@espritjazz.com


9 avr. 2014

"Les cigales ne passent jamais l'été", par Wladimir Pandolfo


Et si un jour vous receviez une demande d’amitié sur facebook de la part d’une ancienne petite amie décédée il y a plus de 15 ans ? Tel est le point de départ de l’intrigue imaginée par l’auteur.
Directeur artistique d’une maison de disques, enseignant à Sciences Po, Wladimir Pandolfo signe ici son premier roman. « J’ai eu envie d’écrire dans l’esprit d’une série américaine. Que le lecteur reste sur sa faim à chaque fin de chapitre » explique-t-il.
Et le résultat est à la hauteur de l’intention ! Outre une écriture moderne et une description passionnante des quartiers nord de Marseille, on suit avec intérêt les déboires de Gabriel, jeune homme apparemment tranquille, victime de ce qu’il imagine être une mauvaise blague. Très vite, il va replonger malgré lui dans un passé qu’il avait tenté d’oublier. Lorsqu’il disparaît, sa compagne Clara, une jeune journaliste plus habituée aux défilés de mode qu’aux enquêtes d’investigation décide de partir à sa recherche au cœur de la cité phocéenne. Une ville où tout s’est joué il y a une quinzaine d’années…
L’occasion de multiples aller-retour dans le temps, où le virtuel supplante le mode épistolaire, où l’insouciance fait place aux interrogations de l’âge adulte, où les histoires d’amour s’entremêlent, où les fautes d’hier vous rattrapent inexorablement…
Tandis que le titre du livre revient au fil des pages comme une étrange malédiction, l’auteur nous tient en haleine jusqu’au dénouement. « Cette histoire, c’est un peu la chronique d’un échec annoncé » confesse Wladimir. Rien à voir avec l’accueil que les lecteurs devraient réserver à ce polar captivant.
Annie Grandjanin

Parution le 10 avril. Aux Editions Bruit Blanc, Collection Bruit Noir. 236 pages, 14 €.

8 avr. 2014

"Attachments", Jane Birkin & Gabrielle Crawford



Cet ouvrage se feuillette comme l’album-souvenir de deux amies. D’un côté Jane, chanteuse, actrice, réalisatrice et de l’autre Gabrielle, photographe. Elles se sont rencontrées pour la première fois en 1965, alors que Birkin faisait de la figuration dans le film « The Knack ». Une amitié qui remonte à près de cinquante ans ! « L’idée de ce livre m’est venue d’après les nombreux « attachments » que j’envoie régulièrement et depuis de nombreuses années à Jane, que ce soit dans des moments tristes, douloureux ou bien heureux pour qu’elle me donne son approbation » confie Gabrielle Crawford.
Préfacé par l’auteur et Editeur Olivier Rolin qui a connu Jane lors d’un voyage humanitaire en Tchétchénie, le livre comporte pas moins de 180 photos (prises entre 1960 et 2013) classées en trois thèmes : le sable, le spectacle « Arabesque » et des portraits posés ou saisis. Le tout commenté par Jane elle-même,  sa sœur Lynda, Lou Doillon et Lucy, la fille de Gabrielle.
On y découvre ainsi des images du Bataclan en mars 1987 (avec la fameuse affiche « Je vais y passer »), du Casino de Paris, juste après la mort de Serge Gainsbourg, de l’Odéon, lors de la création du superbe spectacle « Arabesque ». Mais aussi des photos de famille, de la pièce « Les Troyennes », du tournage de « Daddy Nostalgie », le film de Bertrand… Tavernier…Gabrielle Crawford a également immortalisé des moments émouvants comme cette veillée à l’Hôtel de Ville pour la libération de Aung San Suu Kyi en Birmanie.
Un album qui raconte avec tendresse et émotion la vie d’une femme, d’une mère, d’une artiste et d’une militante.
Annie Grandjanin

Paru le 27 mars 2014 aux Editions de La Martinière, 160 pages, 29,90 €.

6 avr. 2014

L'Afrique rêvée de Rivière Noire

(c) Mathieu Simonet

En janvier dernier, le premier album éponyme de Rivière Noire avait créé la surprise. Treize titres métissant folk mandingue et sonorités brésiliennes, enregistrés entre Paris et le studio Moffou de Salif Keita à Bamako.
 A l’origine de ce projet : le chanteur brésilien Orlando Morais (qui a notamment collaboré avec Caetano Veloso et Maria Bethania), Jean Lamoot (basse, guitare, programmation et réalisateur d’albums pour Alain Bashung, Salif Keita, Noir Désir…), un breton qui a passé son enfance entre le Burundi, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Rwanda et enfin le guitariste et chanteur Pascal Danae, d’origine guadeloupéenne. Ensemble, ils imaginent un retour aux sources de leurs aspirations musicales, leur « Afrique rêvée » confie Pascal. 
On attendait évidemment la formation sur scène et c’est dans un Café de la Danse « sold out » (le 1er avril dernier) qu’elle a fait une escale remarquée à Paris. Du somptueux « Bate Longe » à « Londres Paris », en passant par « Te Esperar », « Cuando » ou une superbe reprise du « Sodade » de Cesaria Evora, le groupe porté par le timbre mélodieux et puissant d’Orlando Morais a offert un concert d’une intensité quasiment mystique. Alternant complaintes et morceaux plus rythmés, en portugais et dialectes africains, instruments traditionnels et riffs de guitare électrique, incantations aux accents groovy et invitations à danser, Rivière Noire a embarqué le public dans un maelstrom d’émotions. Avec la complicité d’invités comme la chanteuse Sylvie Hoareau, le grand chanteur malien Kassé Mady Diabaté et Jean-Louis Aubert. Tout simplement magique !
Annie Grandjanin

Album « Rivière Noire », sorti le 20 janvier 2014 (Atmosphériques)
En tournée: le 14 juin Parc de la Mairie à Juvisy-sur-Orge (Fête de la ville), le 4 octobre Les Internationales de la Guitare à Lattes, le 11 oct. le Cap d'Aulnay-sous-ois, le 14 oct. Tourcoing Jazz Festival, le 16 oc. Nancy Jazz Pulsation, le 24 oct. L'ARC, Rezé, le 6 nov. le Rocher de Palmer à Bordeaux, le 8 nov. Le Florida à Agen, le 14 nov. la Citrouille à St Brieuc, le 6 mars 2015 Théâtre de Meaux...

5 avr. 2014

News d'avril...



- « ABBA, les coulisses du succès ». Il y a quarante ans, le 6 avril 1974, le quatuor suédois triomphait au concours de l’Eurovision avec le titre « Waterloo ». Jusqu’à sa séparation fin 1982, le groupe est devenu un véritable phénomène en enchaînant un nombre impressionnant de tubes (« Fernando », « Money, Money, Money », « Dancing Queen »…) Avec cet ouvrage, le journaliste et auteur Jean-Marie Potiez raconte l’incroyable parcours d’Abba. Une plongée dans l’intimité d’Agnetha, Anni-Frid, dite Frida, Björn et Benny avec de nombreux témoignages et des anecdotes inédites.
Renaissance du Livre, 512 pages & 50 illustrations.  Sorti le 3 avril 2014. 24,90 €.

- Jean-Louis Aubert. Pour fêter la sortie de son album « Aubert chante Houellebecq – Les parages du vide » (le 14 avril), le chanteur donne rendez-vous à son public pour une séance de dédicaces, le 16 avril, à 17h30, à la Fnac Montparnasse (forum des rencontres, niveau -