31 mars 2014

Le groupe Air entre au musée !

(c) Laurent Pignon: logo Air, photo Linda Bujoli
Pas question pour Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin de se transformer en statues de cire mais plutôt de mettre leur french touch au service d’une expérience baptisée « OPEN MUSEM », au Palais des Beaux-Arts de Lille. Le principe ? Faire découvrir le musée autrement. «  Aujourd'hui, notre défi est d’élargir le public en établissant un dialogue entre les œuvres et les artistes. Nous trouvions que la musique de Air avait cette forme d’intelligence, qu’elle faisait naître des images » confie le directeur Bruno Girveau.

Atrium (c) Palais des Beaux-Arts de Lille,
photo Charles Delcourt
Un défi que le duo versaillais a relevé, avec enthousiasme,  en créant des musiques originales pour l’atrium et les œuvres des collections permanentes. On se souvient que, depuis son premier album « Moon Safari », il n'a cessé de multiplier les expériences artistiques en signant notamment des bandes originales de films (« Virgin Suicides » de Sofia Coppola et « Le voyage dans la lune » de George Méliès) ou en collaborant avec Richard Prince, Xavier Veilhan ou Mrzyk & Moriceau pour des clips et pochettes d’albums. « Il était important pour nous de saisir cette opportunité de faire des choses qu’on n’aurait pas pu faire ailleurs.  On a découvert qu’écouter de la musique en regardant des œuvres changeait notre perception C’est un moment magique de notre parcours » se réjouit Air qui précise : «  Le musée en lui-même impose des contraintes sonores ». Et des performances techniques, puisque la musique ne sera pas diffusée sous casques mais dans des enceintes suspendues. Une musique spacialisée, grâce à l'utilisation, en avant-première, de "Spaces", le nouveau GrmTools, un logiciel encore inédit développé à l'Ina GRM par Emmanuel Favreau. Sortant des habituels formats, le groupe de pop-electro a composé des morceaux de quinze minutes chacun, permettant ainsi aux visiteurs de découvrir les espaces, les tableaux, les sculptures et les plans-reliefs durant une heure et demie, sans aucune répétition. Une expérience exceptionnelle qui valait bien d’être immortalisée sur un vinyle collector, présenté le 21 mai prochain.
Annie Grandjanin

Du 11 avril au 24 août, le lundi de 14 h à 18 h et du mercredi au dimanche de 10 h à 18 h, au Palais des Beaux-Arts de Lille, Place de la République, 59000 Lille. Tél. : 33 (0)3 20 06 78 00. www.pba-lille.fr Tarifs : inclus dans le billet d’entrée aux collections permanentes du musée : 6,50 €/4 €.

28 mars 2014

Noga & Patrick Bebey: l'accord parfait

(c) Georges Braunschweig
 
« Bonsoir, bienvenue et bon voyage » annonce Noga au début du concert, après avoir envoûté le public avec « Les souffles de Birago », une adaptation du magnifique poème de Birago Diop. Et c’est bien de voyage dont il est question car, avec la complicité du multi-instrumentiste Patrick Bebey (piano, flûte pygmée, sanza…), elle nous embarque à la croisée du jazz, de la world et de l’improvisation vocale, dans des contrées où le français se mêle en parfaite harmonie avec l’hébreu, l’anglais ou les dialectes africains. Au fil des chansons, on passe ainsi des accents caustiques de « Travail au noir » au lyrique « Stabat Mater », du « Rêve de poupée » au « Briseur de joie »,  de l’espiègle « Pas de mal » à l’énergique « Kif Kif » qui pointe du doigt nos mille et une contradictions. Entre deux morceaux, le duo invite le public à s’exprimer et à partager quelques refrains. Des moments qui prennent une résonance particulière, suivant l'inspiration des spectateurs ! Alors, même si comme le chante Noga «  ça fait du bien de dire du mal », on s'avoue incapable d’émettre la moindre réserve au sujet de ce spectacle poétique, émouvant et joyeux.
Entre le timbre prenant de Noga et les subtiles créations instrumentales de Bebey, il y a comme cela des moments de grâce qu’il ne faut pas laisser passer…
Annie Grandjanin

Jusqu’au 29 mars, à 21 heures, à l’Auguste Théâtre, 6, Impasse Lamier, 75011 Paris. Tél. : 01.48.78.06.68. www.augustetheatre.com
Album « Ca tourne » (Volvox Music/Rue Stendhal), sortie prévue le 31 mars prochain.

Et en tournée : le 27 avril au Festival Aiguillon Song, le 3 mai au Théâtre de la Tournelle à Orbe (Suisse), le 24 mai à la Fête de l’Espoir de Genève, le 27 mai dans le cadre de « Chanson en Sorbonne » à Paris et du 5 au 27 juillet au Festival d’Avignon Off.

Des news, des news...



Lucius. A l’occasion de la sortie de son album « Wildewoman » et de son concert à la Flèche d’Or le soir même, le groupe américain emmené par les deux artistes de Brooklyn, Jess Wolfe et Holly Laessig, sera en showcase - dédicace à la Fnac Saint-Lazare, le vendredi 4 avril, à 18 heures.
Forum des rencontres niveau 3


Prix Adami Deezer de Talents 2014. Pour la 5ème édition de ce concours qui a reçu pas moins de 1300 candidatures, dix artistes ou groupes ont été retenus : Bensé, Chassol, Erotic Market, Fakear, Malo’, Moodoïd, Pegase, Rocky, The Rodeo, We Were Evergren.
 Dès du 1er avril, les internautes sont invités à voter pour décerner le « Le Prix du Public » sur l’application dédiée : www.deezerdetalents.com.

L'INA propose la collection Ina Musique (s) sur Deezer


Ecouter « La veuve joyeuse » de Franz Lehàr et « Le Requiem » de Verdi avec Elisabeth Schwarzkopf ou la création de la première symphonie d’Henri Dutilleux sur Deezer sera désormais possible grâce à l’accord que le site international d’écoute de musique  vient de passer avec l’Institut National de l’Audiovisuel.
Ce dernier met en effet à la disposition du site de streaming sa prestigieuse collection Ina Musique(s). Portant pour l’instant sur le catalogue classique, l’offre permettra aux internautes d’écouter des centaines d’heures de concerts avec de grands solistes internationaux, des œuvres du répertoire et des créations ou raretés, en playlists radio sur Deezer.
Chaque année, la proposition s'enrichira de nouveaux concerts classiques et intégrera d’autres genres musicaux. 

Rendez-vous...


Projection événement. « L’Origine du Monde », la nouvelle création de Miguel Chevalier, considéré comme l’un des pionniers de l’art virtuel et du numérique, est actuellement projetée sur la façade du Grand Palais. S’inspirant de la biologie, des micro-organismes et des automates cellulaires, cette installation est également un hommage à des artistes mexicains comme Diego Rivera ou David Alfaro Siqueiros dont les peintures murales ont permis de rendre l’art accessible à tous.
Jusqu’au 29 mars, de 19h30 à minuit.

Malia
Festival « Têtes de série ». Présenté par la Fédération Française de Tennis et Sunset hors les murs, ce festival (le quatrième) réunit quelques belles têtes d’affiches du jazz d’aujourd’hui, mais aussi de la pop, de la soul, du blues et de l’électro. Au programme :  Musica Nuda (featuring Petra Magoni & Ferrucio Spinetti), la chanteuse Malia qui fêtera la sortie de l’album « Convergence », Catherine Russel, digne héritière de Bessie Smith et de Dinah Washington, le crooner Anthony Strong et enfin China Moses & André Manoukian qui se renverront la balle dans un répertoire allant de Chet Baker à Cole Porter en passant par Etta James et Peggy Lee.

Du 27 au 31 mai, à 21  heures, au Musée de la Fédération Française de Tennis, Stade Roland-Garros, 75016 Paris (accès porte X avenue de la Porte d’Auteuil. Places : 25 et 28 €. Réservations Infoline + 33(0)1 40 26 46 60. www.sunset-sunside.com

27 mars 2014

Clarisse Lavanant: lauréate d'un prix en hommage à Ferré

(c) Didier Morel-FNTP
Sélectionnée parmi 54 participants (amateurs et professionnels), Clarisse Lavanant a remporté lundi dernier le prix de la chanson « Les mémoires de la mer 2014 » grâce à son interprétation du titre « Les étrangers » de Léo Ferré. Un prix qui rend hommage au chanteur qui, quelques mois avant sa mort, avait accepté de se produire, en plein air, devant la Corderie Royale de Rochefort pour un unique concert baptisé « Ferré chante la mer ».
Originaire de Morlaix, Clarisse est loin d’être une débutante puisque depuis son premier album "Où c'est ailleurs" (Prix Sacem des Trophées Radio France en 2002), elle a collaboré durant plusieurs années avec Dan Ar Braz, et que son sixième album "L'encre à rêver", réalisé avec Jean-Félix Lalanne, devrait sortir prochainement. Quant à son attachement à l’œuvre de Ferré et au morceau choisi, il remonte à l’adolescence. « Je l’écoutais déjà lorsque j’étais en pension, à 15 ans. Pour moi, c’était une promesse de liberté » a-t-elle confié avant de recevoir un prix de 1000 Euros et… la promesse de se produire à Rochefort en juin prochain.

                                                           La Corderie Royale – Centre International de la Mer BP 50108                                                              17303 Rochefort Cedex www.corderie-royale.com

24 mars 2014

"Le Dico du Disco" par Jean-Marie Potiez et Alain Pozzuoli


« La grande force de la musique disco est d’être une musique intergénérationnelle et sans frontières » écrit Patrick Juvet en préface du « Dico du Disco ». Un dictionnaire (annoncé comme le premier du genre) signé par le journaliste musical et chroniqueur TV Jean-Marie Potiez et le parolier Alain Pozzuoli. Largement documenté et illustré, l’ouvrage recense tous les acteurs de cette fièvre qui s’est propagée en Europe et aux Etats-Unis entre le milieu des années 70 et le début des années 80. Le débat n’est toujours pas tranché quant au pays à l’origine de ce phénomène. La France ? L’Allemagne ? Logiquement, il faut plutôt aller chercher du côté américain puisque les titres « Shaft » d’Isaac Hayes (BO du film de Gordon Parks) et « Love’s Theme », un instrumental produit et écrit par Barry White pour le Love Unlimited Orchestra, remontent au début des années 70. Outre Donna Summer, Barry White, Chic, Dalida, Sheila, les Bee Gees, Village People, Amanda Lear, Patrick Hernandez, Boney M, Cerrone, Abba ou encore Gloria Gaynor et son hymne “I Will Survive”, les auteurs ont déniché quelques raretés. On découvre ainsi qu’Adamo, Adriano Celentano, Claudia Cardinale, Elton John et même David Bowie ont surfé (avec plus ou moins de bonheur) sur la vague disco. Une large place est également consacrée aux lieux emblématiques comme Le Palace, La Main Jaune (première discothèque sur patins à roulettes en Europe), le Studio 54 à New York…
 A noter la rubrique « l’info en plus » qui, à la fin de certains chapitres nous apprend que « Love Me Baby », le succès de Sheila et du groupe B. Devotion, fut l’un des premiers titres gravés sur un maxi 45 T (un nouveau format conçu pour les discothèques), que le groupe Abba a désormais son musée à Stockholm (sur l’Île de Djurgarden) ou que l’un des grands regrets de Nile Rodgers est d’avoir refusé de produire un album pour Miles Davis !
Une bible indispensable pour les nostalgiques qui se sont pressés pour applaudir la comédie musicale « D.I.S.C.O. » ou les 2,5 millions de spectateurs français du film « Disco » de Fabien Onteniente.
Annie Grandjanin

Sorti le 6 mars. Renaissance du Livre. 400 pages : Prix : 29,90 €. Inclus, une compilation inédite de 18 titres disco (Universal Music).

13 mars 2014

L'univers fascinant et surréaliste de Klô Pelgag


Son timbre et son côté fantasque font inévitablement songer à Camille…avec l’accent en plus ! En effet, Klô Pelgag (contraction de Chloé Pelletier-Gagnon) nous vient du Québec. Et, dans ses bagages, outre une flopée de récompenses, on trouve un étonnant bric-à-brac d’accessoires comme ce kimono blanc à dentelle, ce sabre laser qu’elle brandit sur scène pour un numéro de magie avec son contrebassiste… et surtout « L’Alchimie des monstres », son premier album sorti en France le 3 mars dernier. Onze chansons aux mélodies pop, dont les textes ciselés nous plongent dans un imaginaire étrange et surréaliste. « Je n’aime pas la peinture figurative. Je préfère le monde de l’abstraction » confie volontiers cette demoiselle de 23 ans. Ainsi, au fil de morceaux comme «  La fièvre des fleurs », « Rayon X », « Taxidermie » ou  « Comme des rames », Klô nous parle de chimiothérapie, de disparitions, d’hôpitaux… avec des accents oniriques qui évitent tout pathos. Un exercice de haute voltige, à l’image de sa voix harmonieuse qui s’épanouit dans les aigus. Sur la scène des Trois Baudets, mardi dernier, première date de sa tournée dans l’hexagone, elle a débarqué comme un ovni, avec ses musiciens : un contrebassiste en combinaison-squelette, la bouche barrée par une épingle, un batteur et un trio féminin de cordes (violon, alto et violoncelle) affublé de robes de mariées et casquettes bicolores. Passant du piano à la guitare, la chanteuse nous transporte dans des contrées fantasmagoriques où l’on peut assister à des « Mariages d’oiseaux » et où « La neige tombe sans se faire mal ».
On parle déjà de l’univers « Pelgagien » !
Annie Grandjanin

Le 3 avril, à 19h30, au Café de la Danse, 5 Passage Louis-Philippe, 75011 Paris. Tél. : 01.47.00.57.59. Places : 16,80 € et 20 €. www.cafedeladanse.com

11 mars 2014

On se branche sur Radio Trénet !

(c) Mirco Magliocca

En mai 2013, Charles Trénet aurait eu cent ans. Parmi les multiples hommages, on retiendra ce « Radio Trénet » imaginé par Jacques Pessis qui fut  son biographe officiel. Autant dire qu’il maîtrise son sujet ! Comme précédemment pour « Piaf, une vie en rose et noir » ou « Brel, de Bruxelles aux Marquises », le journaliste et écrivain propose un mélange de chansons (connues et moins connues), d’anecdotes et de références biographiques. Ici, le propos est double puisqu’il évoque à la fois les débuts du chanteur et ceux de la radio.  Le spectacle démarre sur les fameux trois coups que l’on ne frappe plus au théâtre depuis belle lurette ! Dans un décor de station de radio de l'époque, on découvre un speaker un peu blasé, campé par Philippe Ogouz (qui signe aussi la mise en scène) et une journaliste jouée par la pétillante Léa Gabrièle. Cette dernière s’extasie sur un jeune artiste appelé Charles Trénet dont on commence à parler. Il arrive sur scène, sous les traits de  Jacques Haurogné, excellent dans le répertoire du « Fou chantant », accompagné au piano par Roger Pouly (musicien attitré de Trénet pendant 30 ans).
Entre deux communiqués sur l’actualité et des réclames chantées et mimées avec un bel abattage par les animateurs, on survole ainsi, en 90 minutes, l’Exposition Universelle de 1937, l’entrée en Pologne des troupes allemandes, la libération, le procès de Marie Besnard, le triomphe de Trénet à New York inaugurant, à son retour, la formule du récital au Théâtre de l’Etoile…Tout en écoutant les refrains de « Ya d’la joie », « Douce France », « Le soleil a rendez-vous avec la lune »…
On ne saurait trop encourager la nouvelle génération à se « brancher » sur Radio Trénet.
Annie Grandjanin

Reprise (après son succès au Vingtième Théâtre) à partir du 4 avril,  à 21 h, mat. dim. à 15 h. Changements d'horaires à partir du 6 mai: du mardi au samedi à 19 h et mat. dim. à 15 h, au Théâtre du Petit Montparnasse, 31, rue de la Gaîté, 75014 Paris. Tél. : 01.43.22.77.74. www.theatremontparnasse.com

8 mars 2014

Kylie Minogue en dédicace à Paris

Pour fêter la sortie de son nouvel opus "Kiss me Once" (dans les bacs le 17 mars), la chanteuse australienne donne rendez-vous à ses fans pour une séance de dédicaces, le 19 mars, à 17h30, à la Fnac Saint-Lazare. Ce douzième album studio a été enregistré entre l’Angleterre et les Etats-Unis, avec la participation de producteurs tels que Greg Kurstin, Haim, Pharrell Williams ou encore la chanteuse Sia. 
 Entrée sur invitation (une par personne) à retirer à l’accueil du magasin, le jour même, à partir de 10 heures.

Passage du Havre, 109, rue Saint-Lazare, 75009 Paris. Forum des rencontres, niveau 3

Caroline Loeb fait revivre George Sand


(c) Jean-Paul Lozouet
Après le très réussi « Mistinguett, Madonna et moi ! », Caroline Loeb se glisse cette fois dans le costume de George Sand, ou plutôt dans ceux de Jean-Paul Gaultier pour « George Sand, ma vie, son œuvre ». Un spectacle co-écrit avec la complicité d’Alex Lutz et Tom Dingler, dans lequel elle raconte et chante, accompagnée de deux musiciens (Gérald Elliott à l’accordéon et Patrick Laviosa, piano/guitare), sa fascination pour la Bonne Dame de Nohant.
 Tout a commencé, comme cela arrive parfois, par un rendez-vous raté ! « Je travaillais sur le projet d’un livre-disque sur Sand qui n’a pas abouti ». Un projet qui l’amène à s’intéresser à cette femme de lettres dont on sait qu’elle a vécu des histoires d’amours orageuses avec Musset et Chopin, écrit « La petite Fadette », « La Mare au Diable », transgressé les mœurs de son époque en portant le pantalon et en adoptant un prénom masculin…  « Je ne la connaissais pas davantage.  J’étais un peu dans la position de Swann qui tombe amoureux d’Odette dans l’œuvre de Proust. Ce n’était pas mon genre ! Ma fascination a été d’autant plus forte quand j’ai réalisé que, comme le lecteur lambda, j’avais des notions vagues et fausses sur sa vie» confesse Caroline. Sur scène, elle « réhabilite » donc Aurore Dupin, tout en dépoussiérant son image figée dans le XIXème siècle. Un hommage joyeux et érudit, qu’elle ponctue de chansons écrites avec la complicité de Thierry Illouz, Fred Parker, Gérald Elliott, Wladimir Anselme, Michèle Bernard et Pascal Mary.
 Habilement mise en scène par Alex Lutz, la Loeb (comme on l’appelle encore) fait revivre devant nous une visionnaire et militante qui a  défendu  la cause des femmes, l’abolition de l’esclavage ou encore la révolution de 1848.
Riche d’anecdotes et de références littéraires et historiques « George Sand, ma vie, son œuvre  » donne envie de (re)découvrir cette femme qui fut l’une des premières à vivre de sa plume. Et dont on apprend pourtant qu’à sa mort, les documents officiels mentionneront qu’elle était « sans profession » !
On retiendra également cette scène forte et émouvante dans laquelle la comédienne et chanteuse fait voler des feuilles en scandant  « Je veux me servir de ma plume comme l’ouvrier de l’enclume ! ». « Une vision chaplinesque des « Temps Modernes » qui résume bien notre fonction d’artiste. A l’heure où le cynisme est devenu un Dieu tout puissant, il est important de défendre ces envolées lyriques et humanistes. Ca nourrit ! » explique Caroline Loeb. En attendant, c’est elle qui nous nourrit avec ce spectacle drôle, touchant et incroyablement moderne.
Annie Grandjanin

Du 15 avril à fin juin, tous les mardis à 20 heures, au Théâtre Gymnase Marie Bell, 38, bd Bonne Nouvelle, 75010 Paris. Réserv. Au 01.42.46.79.79. www.theatredugymnase.com


3 mars 2014

Rendez-vous...


(c) DR
- FFF repart sur les routes ! Après dix ans de silence, le groupe phare des années 90, mené par Marco Prince et Yarol Poupaud, s’est reformé pour une série de concerts qui débuteront le 14 mars à Rennes (« L’Etage »). 
On les retrouvera le 15 mars à la Coopérative de Mai de Clermont-Ferrand, le 19 mars à l'Aéronef de Lille, le 20 mars à Strasbourg ("La Laiterie"), le 26 mars à la Cigale (déjà complet), le 27 mars au Bataclan... et à l’affiche de plusieurs festivals cet été, notamment à Aix-les-Bains pour « Musilac ».


- Jeanne Cherhal. Pour fêter la sortie de son cinquième album « Histoire de J. » (le 10 mars prochain), la chanteuse sera en showcase (suivi d'une séance de dédicaces), le 20 mars, à 18 heures,
à la Fnac Forum des Halles (Espace rencontres niveau 2).
 
- Kent. A l’occasion de ses concerts aux Trois Baudets les 10 mars et 10 avril prochains, le public pourra découvrir d’autres facettes du talent de l’artiste.
Le lieu accueillera  en effet, du 6 mars au 10 avril, une exposition regroupant des illustrations réalisées par Kent, depuis les années 70, autour de la musique. Des pochettes, des cartes postales pour l’album « Je ne suis qu’une chanson », des flyers, des affiches, des portraits réalisés lors de tournées ou d’enregistrements, des dessins figurant sur son site…
Les Trois Baudets, 64, boulevard de Clichy, 75018 Paris. Tél. : 01.42.62.33.33. www.lestroisbaudets.com